Qui est le journaliste d’El Watan qui s’est attaqué au MAK ?

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El Watan

ALGERIE (Tamurt) – Il y a une catégorie de journalistes qui répondent toujours présents quand il s’agit d’assumer les sales besognes. Même dans des journaux qui prétendent respecter l’éthique et la déontologie de la profession, cette pratique est très répandue en Algérie.

Concernant le quotidien algérien El Watan, dont les affinités avec le Général Tewfik sont devenues un secret de polichinelle, la dernière trouvaille en la matière est un article contre le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, signé par un journaliste de la vingt-cinquième heure. Sachant comment fonctionne la presse algérienne, l’article où il est question de fomenter une soi-disant guerre fratricide au sein du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, a sans doute été commandité en haut lieu. Ceci est évident même, puisque auparavant, El Watan avait boycotté toutes les activités du MAK y compris le congrès du Mouvement qui a eu lieu en Kabylie où ce quotidien compte des dizaines de correspondants, dont une partie est constituée de sympathisants du MAK.

Quant au journaliste qui s’est empressé à pondre un article contre le MAK, où les spéculations infondées remplacent l’information fiable, il a un parcours très particulier qui lui ôte toute crédibilité. D’abord, il faut savoir que ce journaliste, kabyle du reste, était un pion d’El Hadi Ould Ali au début des années 2000 quand Ould Ali était chargé par ses parrains de jouer au président autoproclamé du Mouvement culturel berbère, pour contrer le MCB authentique. Quand La dépêche de Kabylie avait été lancée, ce journaliste a réussi à s’y incruster avant que le journal d’Amara Benyounes ne décide de faire une compression d’effectif en éconduisant les journalistes qualifiés d’incompétents. Le même journaliste ne tarde pas à réintégrer La Dépêche de Kabylie au moment où ce journal a décidé de soutenir Bouteflika en 2004.

Le journaliste en question n’a pu revenir à La Dépêche de Kabylie que sur injonction du même El Hadi Ould Ali. Une fois que la Dépêche de Kabylie avait décidé de fermer sa rédaction centrale d’Alger, une fois que ses responsables avaient constaté que le journal n’avait plus de lecteurs, l’auteur de l’article s’est retrouvé à El Watan pour assumer les sales besognes comme celle de s’en prendre au MAK de la manière la moins professionnelle possible. Si vraiment le souci de ce journaliste était d’informer les lecteurs sur ce qui se passe au MAK, le moindre réflexe de tout journaliste, même débutant, est de prendre son téléphone et d’appeler l’un des concernés. Mais dans ce cas, comme dans tant d’autres, informer est le dernier souci de ce genre de journalistes, qui n’hésitera pas à se bousculer pour adhérer au MAK s’il y avait un petit espoir qu’il en tirera des dividendes.

Tahar Khellaf   

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