Les journalistes de Tizi-Ouzou font l’impasse sur l’agression du président du MAK

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TIZI-OUZOU (Tamurt) – Aucun correspondant de presse n’a soufflé un mot sur la tentative d’agression du président du MAK, Bouaziz Aït Chebib, avant hier, par un imam à Timizart, au nord de Tizi-Ouzou.

Les correspondants de Tizi-Ouzou n’ont pas daigné, au moins, rapporter l’information dans une petite dépêche, vu la gravité des faits. Même les journalistes connus pour leur professionnalisme ont fermé leurs yeux. L’information a fait pourtant le tour de monde. L’attitude des journalistes de Tizi  Wezzu n’est pas digne du métier qu’ils exercent. Le boycott par la presse locale des activités du MAK et même l’agression dont était victime le président de ce mouvement sont inexplicables. Ont-ils reçu des instructions ?

 » On ne peut pas écrire sur le MAK. Les chefs de rédaction ne publient jamais ce genre d’articles, sauf s’il s’agit des articles à charge contre le MAK. De ce fait, on a compris que ça ne sert à rien d’écrire sur ce mouvement. On ne peut rien faire et les kabyles doivent comprendre. Mais ce mouvement est doté d’un journal électronique officiel et des autres journaux, en ligne, très proches du MAK. La presse algérienne n’a plus le monopole sur l’information en Kabylie, grâce à l’évolution de la technologie », nous explique un journaliste à Tizi-Ouzou, qui avoue que lui même n’a rien écrit sur l’agression de Bouaziz Aït Chebib. Ce dernier aussi, à l’instar des tous les cadres du MAK, ne se soucient guère de la presse algérienne. Eux aussi, ils l’évitent et ils ont amplement raison.

Lounès B