Journée d’études du MAK sur l’autodétermination – L’universitaire Belkacem Boukherrouf affirme : « le peuple kabyle ouvre de plein droit à l’autodétermination ».

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Invité par la famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK), l’universitaire, M. Belkacem Boukherrouf, a affirmé vendredi dernier à l’issue de la communication qu’il a faite autour du thème « Autodétermination » que celle-ci est permise par le droit international.

Faisant l’historique des peuples pour leur autodétermination vis-à-vis de leurs occupants étrangers, le conférencier a précisé qu’à partir du début des années I960, il n’y avait plus de colonisation. S’agissant du droit à l’indépendance, l’universitaire Belkacem Boukherrouf a affirmé que les Nations-Unies sont obligées de faire appliquer aux autres ce qu’elles avaient appliqué pour l’Allemagne.

Cependant, l’autodétermination dite « interne » a fait son apparition juste au milieu de la décennie I96O, soit au moment où la décolonisation prit fin. Le conférencier a souligné que c’est surtout en Amérique latine que le phénomène d’autodétermination se signala. Sous la revendication et la pression des peuples dits « autochtones », les spécialistes du droit international furent obligés de mettre en avant un arsenal juridique devant appuyer les demandes de ces peuples autochtones.

A la question kabyle, véhiculée par le MAK, le conférencier dira qu’elle n’est pas du tout en contradiction avec le droit international. Cependant, l’universitaire Boukherrouf a insisté que la définition du mot « peuple ». « Celle-ci, explique l’auteur de la communication, ne doit souffrir d’aucune ambiguïté ».

Enfin, l’invité du MAK a lu toute une panoplie de textes et articles se référant à l’autodétermination. En somme, le peuple kabyle ouvre de plein droit à l’autodétermination interne qui n’est autre que le synonyme de jouissance d’un statut d’autonomie.