Un autre kabyle du sérail dans le collimateur : Coup d’état avorté contre Sidi Said

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ALGÉRIE (Tamurt) – En toute vraisemblance, les kabyles au pouvoir depuis quelques décennies ne seraient plus en odeur de sainteté depuis quelques mois et plus particulièrement depuis quelques semaines. Après Ahmed Ouyahia (Premier ministre et secrétaire général du Rassemblement National Démocratique-RND) qui est la cible d’attaques de toute part notamment de la part du secrétaire général du FLN, Djamel Ould Abbès, c’est au tour de Abdelmadjid Sidi Said, un autre kabyle du sérail qui vient d’échapper in extremis à un coup d’état visant à l’éconduire de la présidence de l’UGTA (Union générale des Travailleurs algériens).

La grande conspiration visant à décapiter l’UGTA, qui est, comme tout le monde le sait, loin d’être un syndicat défenseur des droits des travailleurs mais plutôt un satellite docile au service du pouvoir, a toutefois échoué puisque ce lundi, une réunion a été provoquée d’urgence avec les présidents des fédérations nationales de l’UGTA et ces derniers ont été instruits, on ne sait par qui, de déclarer et de réitérer haut et fort, leur soutien indéfectible à Sidi Said. Des pratiques digne d’une véritable dictature.

Autrement, si vraiment Sidi Said n’est pas contesté, pourquoi convoquer une réunion des présidents de fédérations de l’UGTA pour faire cette mise au point. Le hic, c’est qu’à aucun moment, ceux qui sont derrière le coup d’état contre Abdelmadjid Sidi Said n’ont été démasqué par les participants. Les présidents de fédérations de l’UGTA  n’ont même pas jugé utile de donner des indices pour pouvoir au moins avoir une idée de qui ils sont. Pour rappel, Abdelmadjid Sidi Said, un grand serviteur du pouvoir algérien est le frère de Hamid Sidi Said, ancien wali de Tizi-Ouzou à l’époque des événements du printemps berbère d’avril 1980.

Tarik Haddouche