Les kabyles accepteront-ils la baptisation de la gare de Tizi-Wezzu au nom de Boumediène ?

27
Gare routière de Tizi Wezzu

TIZI-OUZOU (Tamurt) – La nouvelle est tombée tel un couperet ce matin en Kabylie : la nouvelle gare routière de Tizi-Ouzou  est baptisée au nom du criminel Boukharouba, alias  Houari Boumediene. Tout le monde s’accorde à dire qu’il s’agit de la provocation de trop du régime colonial.

Qui a pris cette décision et que faire maintenant ? Ce sont les deux questions qui revenaient sur toutes les lèvres ce matin à la ville de Tizi-Ouzou.  Le mépris du régime d’Alger qui a nargué toute la Kabylie à travers cette décision a provoqué la consternation la plus profonde dans l’âme de chaque Kabyle. Une humiliation que personne n’a senti jusque là. Le wali de Tizi-Ouzou est pointé du doigt, selon des sources de la wilaya. « C’est sa manière de venger et d’insulter les kabyles en général et le MAK en particulier » a laissé entendre un journaliste à Tizi-Ouzou. Les partis du FFS et du RCD aussi sont cités. Les deux partis siègent à l’APW et à l’APC de Tizi-Ouzou et ont leur mot à dire puisque ils sont majoritaires. Le silence des députés de ces deux partis laissent croire qu’ils ont donné leur aval. Une chose est certaine, ils peuvent au moins réagir et dénoncer cette décision s’ils n’ont pas la prérogative de l’annuler.

Contacté à ce sujet, Hocine Azem, proche parent de Slimane Azem, cadre du Congrès Mondial Amazigh et militant souverainiste, n‘a pas caché son indignation. « Je dénonce énergiquement cette opération de dépersonnalisation des symboles et des repères de la Kabylie par des opérations de substitution comme il a toujours été contre la Kabylie pour ancrer l’aliénation arabo-islamique. L’Etat algérien a déjà commis pire contre la Kabylie tant en 1963/65 et en 2001 lors du Printemps noir. Aujourd’hui, il appartient aux kabyles de prendre des initiatives pour se réapproprier leur liberté, leur souveraineté, leur droit à l’autodétermination pour leur propre État afin de réaliser tous les projets de développement et dans tous les domaines. Sinon,  l’État algérien a pour mission d’éteindre tous nos symboles, tous nos repères et tout notre projet de société », nous déclara Hocine Azem.

Ravah Amokrane 

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici