Et si les Kabyles cessaient de payer les impôts?

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Impôts Kabylie

KABYLIE (Tamurt) – A quelques jours des grandes manifestations en Kabylie à l’occasion de la commémoration des événement du 20 avril 1980 et de ceux du printemps noirs, les kabyles sont encore déterminés à faire entendre.

La tendance pour indépendance de la Kabylie est plus que jamais dominante au sein de l’opinion nationale à travers tout le pays. Mais les manifestations, de l’avis de la plupart des souverainistes, sont loin d’être une voie pour arracher la victoire.  » Certes, faut toujours rester mobilisé et les démonstration de rue sont aussi importante, mais il faut penser à une autre solution », nous laisse entendre un militant souverainiste de la ville de Tizi-Ouzou.

Son avis est partagé par un bon nombre d’activistes. « Et si tous les Kabyles cessaient pour une durée indéterminée de payer les impôts? », propose un étudiant en économie. » La désobéissance civile est la seule solution à mon avis.C’est un combat pacifique, efficace et en plus légitime à plus d’un titre », argumente notre interlocuteur. « La Kabylie est soumise à un chantage fiscale, notre région paye plus que toutes les autres régions d’Algérie et on voit leur sort.

la série de scandales financiers des hauts responsables de l’Etat, le financement aveugle du Polisario et de la Palestine, alors que la Kabylie est dépourvue de projets …. c’est de notre droit de ne pas payer les impôts et j’en suis sûr que le régime algérien cédera « , ajoute le jeune économiste.

Si la plupart des Kabyles ne payaient plus d’impôts, ni d’électricité, ni l’eau, le pouvoir serait obligé de flancher. Il faut frapper là ou ca fait mal. Ce n’est pas une décision à prendre à la hâte, il faudrait une campagne de sensibilisation pour impliquer le maximum de Kabyles. entre 2001 et 2002 cela a fonctionné avec le refus des Kabyles de payer les factures de l’électricité », rappelle l’étudiant.

« Nous comptons créer un blog et commencer à sensibiliser le maximum de militants souverainiste à notre proposition et on projette d’organiser des rencontres à l’avenir dans l’université et les villages pour expliquer notre démarche », ajoute le jeune étudiant qui dit qu’ils sont nombreux à se pencher sur ce sujet.

Ravah Amokrane