Kabylie : 13ème édition du festival du film Amazigh – Les scandales financiers à répétition de Khalida Toumi

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CULTURE (Tamurt) – L’évènement dure 6 jours: du 23 ou 28 mars. Le coût de ce festival dépasse l’entendement. Pas moins de 15 milliards de centimes, selon une source de la direction de la Culture bien confirmée. cette lourde enveloppe sera dépensée en l’espace d’une petite semaine seulement.
Pas moins de 600 personnes, dont la majeure partie n’a rien à avoir avec le septième art, sont prises en charge.

L’ensemble des participants, les mêmes chaque année d’ailleurs, n’ont rien à avoir ni de près ni de loin avec le septième art. Ils sont, pour la plupart des algérois qui ne savent même pas parler kabyle, d’autres sont des personnes qui activent au sein des associations satellitaires de soutien au président de Bouteflika et des amis d’El Hadi Ould Ali et du commissaire du festival, El Hachemi Assad.

Les soit-disants participants prennent des suites dans les hôtels luxueux de Tizi-Ouzou. Ils ramènent leur famille pour séjourner et ils n’assistent même pas aux projections de films.
D’autres responsables administratifs trouvent la meilleure occasion pour passer des nuits gratuitement dans des hôtels huppées, situés sur le littoral, avec leurs amantes. On peut dire que durant ce festival il y a de tout sauf du cinéma.

Le ministère de la Culture jette des milliards par la fenêtre, alors que les pauvres citoyens n’arrivent même pas subvenir aux besoins de leurs familles.

Les films Amazigh Marocains et Libyens écartées

La nouveauté de l’actuelle édition est que les films amazighs Marocains et Libyens ne sont plus retenus en compétition. « Désormais il n’y a que les films Algériens qui sont retenus, pour la simple et bonne raison que c’est un festival national et non international », justifie El Hachemi Assad, commissaire de ce festival, que les Kabyles qualifie de festi..vol d’argent.

A vrai dire les films Amazighs marocains et libyens sont écartés pour d’autres rasions. Premièrement, le pouvoir central d’Alger ne veut aucun contacts culturels entre les autres amazigh de l’Afrique du nord. Ils veulent isoler au maximum la Kabylie. D’ailleurs lorsque ce festival est organisé en dehors de la Kabylie, les films étrangers sont de la partie et sont sélectionnés, mais ce n’est que pour ce festival qui est sédentarisé en Kabylie par Khalida Toumi que les films Amazigh des autres pays d’Afrique du nord ne sont plus autorisées.
L’autre raison, c’est le niveau médiocre du cinéma algérien. Lors des éditions précédentes, les films marocains ont raflé tous les prix. Donc les autorités algériennes ont été dans la gêne lorsque les marocains avec des moyens dérisoires ont rehaussé le niveau de leur cinéma, alors que les algériens gaspillent des milliards de centimes pour présenter des navets.

Il est à noter qu’une délégation de journalistes et d’hommes de cultures Kabyles et Algériens a été empêchée le mois de novembre dernier par les autorités de se rendre au festival du film Amazigh organisé pour la première fois en Libye.

Youva Ifraouèn