L’Etat Algérien protège les kidnappeurs en Kabylie !

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KABYLIE (Tamurt) – Non seulement les autorités algériennes ne font rien pour protéger le citoyen en Kabylie, notamment les autorités militaires, pis encore, d’une manière indirecte, elles protègent les kidnappeurs.

Les victimes d’enlèvement en Kabylie, pour celles qui ont de la chance de se voir libérées après le versement d’une forte rançon, sont obligées de ne pas déclarer aux services de sécurité le versement d’une moindre rançon contre leur libération. En effet, les otages risquent l’emprisonnement et des fortes amendes si jamais les victimes ou leurs familles reconnaissent le versement de rançon, qui s’élève parfois à des milliards de centimes.

Les personnes enlevées se retrouvent ainsi doublement victimes. Si un jour, par le plus grand des hasards, un kidnappeur est arrêté, il sera juste poursuivi pour séquestration, et pas pour demande de rançon. Un délit généralement puni par, au minimum, dix années de prison, et avec les grâces présidentielles, les kidnappeurs ne risquent pas grand-chose. Ils sont donc presque protégés par l’Etat algérien.

Les services de sécurité ne protègent pas les citoyens kabyles et n’intervient jamais lors des enlèvements, dont le nombre dépasse les 80 cas depuis 2006. Leur laxisme devrait être condamné. Cela prouve leur flagrante complicité dans les kidnappings.

Le phénomène des enlèvements est apparu à Tizi-Ouzou depuis 2006. Pourquoi aucune équipe spécialisée dans ce genre de terrorisme n’a jamais été envoyée dans la région. Les rares cas d’enlèvements enregistrés en dehors de la Kabylie sont toujours élucidés par les services de sécurité et les auteurs sont tous arrêtés, mais jamais en Kabylie !

Saïd F