Karim Akouche en visite de mémoire en Israël

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DIASPORA (Tamurt) – C’est ce samedi, 17 septembre 2016, que Karim Akouche, écrivain, poète et dramaturge kabyle, a embarqué dans un avion à Montréal pour débarquer à l’aéroport international de Tel Aviv-David Ben Gourion.

Ce voyage, cultuel, politique et littéraire à la fois, par lequel il va visiter Israël et rencontrer ses citoyens durant une belle semaine. Il sera aussi une  occasion pour lui de se baigner dans l’histoire et les traditions de ce grand peuple qui ne cesse d’ébahir le monde, de part ses multiples inventions dans les différents domaines, de la clé USB jusqu’à l’invention de la méthode ingénieuse d’irrigation à la goutte à goutte qui  fleurit le désert ou le ReWalk qui permet aux personnes atteintes de lésions médullaires de retrouver la mobilité sans grands efforts. Par-dessus tout, il découvrira pour la première fois l’État hébreu, l’une des plus belles démocraties au monde.

Il est parti en homme libre en portant un message de paix. A. Karim  est accompagné par une délégation composée d’écrivains, d’intellectuels et de journalistes de la presse canadienne en l’occurrence Radio Canada. Il rencontrera de hautes personnalités politiques israéliennes, le monde littéraire , les berbères d’Israël et visitera Ramallah, le plateau du Golan, un plateau  situé à la frontière entre Israël, la Jordanie, la Syrie et le Liban.

Au sujet de droit des peuples à exister en ayant leur destin en main et la question de l’autodétermination, Karim Akouche proclame que tous les peuples ont le droit d’exister. Pour lui, il ne faut pas tomber dans la dénonciation sélective et pour cela il faut défendre toutes les causes justes. Il affirme la similitude qui existe entre le peuple juif et les berbères et particulièrement avec le peuple kabyle au niveau historique et ethnique mais surtout sur le plan de l’existence (origine) et la résistance. La Kabylie veut elle aussi se prendre en main comme le peuple d’Israël a su se prendre en charge pour devenir aujourd’hui une puissance internationale et une démocratie prééminente.

“Je participerai à des missions de radio et de télévision et je donnerai des entrevues. Je parlerai de mon peuple, de la liberté et de la justice, des droits humains et de la vie, de mes œuvres et mes projets, a déclaré Karim Akouche. À mon retour au Québec, le 29 septembre 2016 aura lieu au Centre humaniste le lancement du livre intitulé Islamophobie  de Jérôme Blanchet- Gravel avec la collaboration d’Éric Debroise, édité par ma maison d’édition Dialogue Nord-Sud. Le 29 novembre  aura lieu à Montréal ma pièce de théâtre, “Toute femme est une étoile qui pleure”, qui sera jouée par de talentueux comédiens. Une tournée de dix jours, pour la même pièce, suivra à travers le Québec, en 2017. Une perspective d’un roman, notamment est en vue.

” On ne peut que donner deux choses à ses enfants : des racines et des ailes. Un magnifique proverbe juif, à conclu le fils de la Kabylie. Karim Akouche.

À suivre.

Boualem Afir