Karim Tabou au café littéraire de Chemini : « Le pays est géré à vau-l’eau »

3

CHEMINI (Tamurt) – Le Président du parti non agrée, union démocratique et sociale (UDS), Karim Tabou était l’invité du café littéraire de Chemini le vendredi 1 juin. Prévue initialement à la maison des jeunes de Chemini, la conférence a dû être délocalisée à la salle de délibération sise au siège de l’APC éponyme faute de non-autorisation. Cependant, l’abnégation du premier magistrat de la commune, Madjid Ouddak, et des membres du café littéraire, ces derniers ont tenu vaille que vaille à ce que l’hôte de Chemini anime sa conférence. L’ex-secrétaire général du FFS a abordé la conférence sous la thématique « L’état des libertés et des droits dans le monde et les questions d’actualité ».

Très au fait de l’actualité, Tabbou a mis le doigt sur une douleur lancinante, à savoir l’absence de toute vision du pouvoir d’Alger, « Un gouvernement qui navigue à vue ». « Le nouveau mot d’ordre chez nos responsables est, semble-t-il, de ne pas faire de changement quitte à maintenir un Président sur un fauteuil roulant », dira le conférencier. Sur le plan économique, il déplore une absence de vision. “La mainmise du pouvoir politique sur la gestion de l’économie a généré des comportements rentiers et a rendu vulnérable le pays tout entier.”

Et de décliner les différentes faiblesses : dépendance des hydrocarbures, absence d’un tissu industriel, corruption généralisée, développement de comportements clientélistes, incohérence du modèle de développement économique, instabilité juridique, etc. Il n’occultera pas, également, le fait que des hommes politiques frayent aujourd’hui avec le milieu des affaires. Quant au chapitre des libertés et des droits, le constat est sans appel. Emprisonnent des journalistes, opposants politiques, blogueurs…Tous les moyens sont bons pour étouffer les libertés d’expression.

Amnay

3 COMMENTAIRES

  1. C’est pour cela qu’il faut absolument protéger les citoyens et la Kabylie en créant dans chaque village des services de renseignements et de sécurités. Ferhat a raison de proposer un service qui regrouperait une force citoyenne pour se défendre. Loin de ce que l’on veut lui faire porter le chapeau ,les ennemis de l’émancipation ,une armée militaire pour le discréditer. On ne peut pas rester sans réagir aux supplices quotidien de l’état Machiavel ,criminel et de ses rentiers ,alliés et corrompus qui maintiennent le citoyen et la kabylie dans l’incertitude et le chaos. La jeunesse se doit de s’engager pour abattre ce système et ses hommes qui lui refuse tout espoir de changement. Organisons notre défense intelligemment et luttons pour notre liberté !

  2. Une seule « stratégie » : l’accaparement des richesses, par la domination et l’écrasement de la population civile, la répression et la surveillance permanentes, les atteintes aux libertés, la négation des droits, l’autoritarisme et le mépris de l’individu et de la collectivité… ….
    .
    Commençons par le commencement, et pour ce faire, il nous faut d’abord dire la « nature » du pouvoir, en place depuis 56 ans, qui est à la fois un « tout indissociable » (une Junte militaire) et une « structure disparate » (clans, cercles, franges, factions). Les divers clans, gangs, etc. qui composent cette Junte militaire régnante (1962-2018) n’ont d’autre « stratégie ou programme » (hum!) que la perpétuation du « système dictatorial militaire et mafieux », ultra autoritaire, hyper répressif, liberticide, anti populaire, anti-démocratique, corrompu / corrupteur / manipulateur …..
    .
    Préliminaires :
    .
    Nous avons affaire à un Pouvoir de nature (double) militaire et clanique, militaro-mafieux (clans = réseaux mafieux) qui repose sur un « trépied » : 1) la Police politique secrète, d’abord; 2) le Commandement militaire : les Maîtres de la Police occulte + État-major (Chefs des Régions militaires); 3) Les Clans rivaux / antagonistes, « désunis » entre eux (frictions, luttes intestines, affrontements, blocages), tells les meutes de prédateurs, mais « unis » et soudés contre la population civile, le Clan le plus puissant est toujours le Clan le plus puissamment amarré à la puissance Police politique occulte « gestapiste », qui est le « levier principal » , l’enclave autoritaire première, le Pouvoir réel, qui muselle-surveille-tient toutes les Institutions, à commencer par l’Institution militaire (l’Armée ) ……
    .
    Les « instruments de domination » du Pouvoir militaire dominant / dominateur :
    -1) l’Arsenal sécuritaire et répressif dominateur / dominant : La Police politique secrète, d’abord + Forces spéciales + Escadrons de la mort, + Milice armées + Groupes terroristes + Gendarmerie + Police
    -2) l’Appareil de la propagande dominante : médias divers, système socio-éducatif, mosquées, zaouias, etc …
    -3) l’idéologie dominante (l’arabo-islamisime) : réactionnaire et rétrograde, fascisante et mystificatrice, chauvine et jacobine (modèle français), de rejet et d’exclusion …
    .
    L’idéologie vient en troisième position, contrairement à ce que nous abreuvent nos zygotos et brobros, accoutumées des logorrhées racialistes et ethnicistes, culturalistes et essentialistes, qui procèdent par le grossissement / l’hypertrophie de la dimension idéologique du pouvoir régnant. Or, si ce Pouvoir militaire dominant parvient à imposer son « idéologie dominante » c’est parce qu’il dispose d’Arsenal répressif dominant (1) et d’un Appareil de la «  propagande dominante » (2). Et dans ces trois piliers, il y a beaucoup de Kabyles, notamment dans la SM-DRS, les médias, l’éducation nationale, et dans tout le système de l’arabisation-islamisation-abrutisation….
    .
    Remarque : le Pouvoir est dictatorial, mais pas colonial, pas régional. Il est militaire et mafieux, militaro-mafieux, mais pas ethnique, par racial, pas arabe, pas islamique …. Contrairement à ce qu’avancent les tenants du discours identitariste, culturaliste, relevant de la métapolitique, de l’agitation (pas de l’opposition), ce discours qui agite les peurs et la haine de l’autre/d’autrui/les autres, ce discours populiste qui puise dans les vulgates racistes, racialiste, xénophobes, ethnodifférentialistes, ethno-régionalistes, ethno-nationalistes /souverainistes, populistes….
    .
    LA QUESTION PRINCIPALE, FONDAMENTALE, PREMIÈRE, C’EST LA QUESTION DU POUVOIR, DE ILLÉGITIMITÉ DU POUVOIR EN PLACE (1962-2018) :
    .
    Les faux-opposants, les pseudo-démocrates, les extrémistes de tous bords, tous sponsorisés et propulsés par le Régime militaire, escamotent et éludent la question du pouvoir, ne ciblent jamais les vrais décideurs, les Généraux en l’occurrence, et nous abreuvent de phraséologies creuses et de slogans trompeurs visant à dévier les militants du combat pour une véritable transition vers la Démocratie réelle et l’État de droit. Ces agitateurs (pas des opposants) populistes instrumentalisent les questions évidement pertinentes et légitimes des langues, des cultures et tous les éléments constitutifs de la personnalité historique nationale, en reprenant à leurs compte les vulgates racistes et xénophobes, et doptent des positionnement extrémistes, dont  » l’impact immédiat, la visée réelle, le véritable (inavoué, caché) est de parvenir au  » point de non retour, à l’achèvement  » du quadruple object :  » division-isolement-séparation-déscrédit-délégitimation  » dela Kabyle, ce qui équivaut et aboutit/conduit à sa  » neutralisation politique « , qui cadre avec le Plan du Général Belkheir, conçu et mis en oeuvre dans les années 80 …..

    à suivre …..
    .

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici