KARIM TABOU : « El Hadi Ould Ali est le premier qui a trahi le MCB »

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Ould Ali El Hadi

ALGÉRIE (Tamurt) – Karim Tabou, ancien premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) et actuel président de l’Union démocratique et sociale (UDS) a déclaré, ce dimanche, que l’actuel ministre de la Jeunesse et des Sports, en l’occurrence El Hadi Ould Ali, est le premier qui a trahi le Mouvement culturel berbère (MCB) ainsi que la cause amazighe.

Karim Tabou a rappelé qu’El Hadi Ould Ali est allé négocier avec le pouvoir algérien le 22 avril 1995 dans le cadre des pourparlers inhérents à la grève du cartable ayant paralysé les écoles de Kabylie durant plusieurs mois. Karim Tabou a rappelé dans ce sillage qu’El Hadi Ould Ali, en sa qualité de président du Mouvement culturel berbère (tendance liée au Rassemblement pour la Culture et la Démocratie-RCD), a accepté de lancer un appel à la reprise des cours et à la fin de la grève du cartable. En contre partie, aux yeux de Karim Tabou toujours, des miettes ont été concédées par le pouvoir à l’instar du Haut Commissariat à l’Amazighité. Karim Tabou a rappelé que les militants authentiques, ou du moins la majorité avaient rejeté ces accords stipulant aussi que la langue amazighe allait être introduite dans le système éducatif algérien avec notamment le lancement de classes pilotes dans la région de Kabylie où la demande sociale est la plus pressante.

Par ailleurs, Karim Tabou a affirmé que la constitutionnalisation de Tamazight en tant langue officielle en 2016 n’est qu’un slogan visant à répondre à une pression populaire conjoncturelle. Tous les textes de loi existant en Algérie, actuellement, exigent l’utilisation exclusive de la langue arabe dans tous les secteurs d’activité. L’orateur a cité de nombreux exemple comme c’est le cas de la justice. Tout doit se dérouler en langue arabe à l’intérieur des salles d’audience des tribunaux algériens, a déploré Karim Tabou, qui demeure l’un des rares hommes politiques algériens à continuer à critiquer le pouvoir algérien de manière aussi franche.

Tahar Khellaf