Khaled Zirari retrouve la liberté : Il a été relâché et reconduit à l’aéroport

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SOCIÉTÉ (Tamurt) – Détenu arbitrairement depuis avant-hier, le militant Khaled Zirari a été enfin libéré et expulsé cette après-midi vers le Maroc, avons-nous appris. Une libération qui intervient après plus de deux jours de détention dans un commissariat à Boumerdes, précise-t-on. Au Maroc, pour une rencontre entre les ministres de l’Intérieur des pays de la région, le ministre algérien de l’Intérieur algérien Daho Ould Kablia, a été interpellé ce matin par le ministre marocain de l’Intérieur M. Mohand Leanser qui a demandé des explications quant à l’interpellation abusive par la police à Tizi-Ouzou, après la marche du 20 avril, de Khaled Zirari, militant amazigh marocain et vice prédisent du Congrès Mondial Amazigh.

Le MAK avait dénoncé cette « arrestation arbitraire et cette atteinte à la libre circulation des citoyens de la région nord africaine », tout en se demandant comment « des Mouftis, prêcheurs de la mort circulent en toute quiétude, avec même des invitations officielles du régime raciste algérien ». Pour rappel, après l’arrestation de Khaled Zirari, un élan de solidarité a vite vu le jour afin de demander sa libération immédiate. Dans une déclaration qui nous est parvenue, le CMA a déclaré que les autorités algériennes ont également « refusé de délivrer un visa à Fethi Nkhlifa, Président du CMA, de nationalité libyenne, ce qui l’a empêché de se rendre en Algérie » et de rappelé qu’à l’issue de la marche le 20 avril, plusieurs membres du Congrès Mondial Amazigh ont été interpellés par la police.<img2533|right>

A Bougie, Mustafa Felfoul membre du Conseil Fédéral (CF) et Belkacem Lounes, responsable des relations internationales du CMA, ont été arrêtés à l’issue de la marche, vers 13h et emmenés au commissariat de police de ville où ils ont été interrogés, puis libérés en fin de journée. Mustafa Felfoul a été photographié et ses empreintes digitales enregistrées ». A Tizi-wezzu, « Khalid Zerrari, Vice-président du CMA pour le Maroc et Rabah Issadi, membre du CF-Algérie, ont été également interpellés dès la fin de la marche qui a eu lieu dans cette ville, vers la mi-journée. », ajoute le CMA. « Le Congrès Mondial Amazigh dénonce avec force ces graves abus d’autorité et atteintes aux droits et libertés fondamentaux et particulièrement au traitement inique dont a été victime Khalid Zerrari. Rien ne justifie l’arrestation des membres du CMA à Bougie et à Tizi-Wezzu qui constitue par conséquent un acte totalement arbitraire des autorités algériennes », lit-on dans le document.

Le CMA réaffirme que ces pratiques d’intimidation autant mesquines que brutales, n’entament en rien sa détermination à poursuivre sans relâche sa tâche de lutte en faveur des droits du peuple amazigh et en particulier la liberté de circulation des Amazighs dans tous les pays de Tamazgha, conformément à l’article 36 de la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, adoptée par l’Algérie. A l’attention du gouvernement algérien, « le CMA rappelle que ses déclarations de bonnes intentions en matière de respect des droits humains, ne peuvent cacher les pratiques racistes anti-amazighes en Algérie. Les interdits et la répression contre les organisations politiques démocratiques et la société civile particulièrement en Kabylie, mettent en évidence une politique de mise en quarantaine de cette région ».

Le CMA appelle « les instances et les organisations internationales des droits de l’homme à agir avec la plus grande fermeté afin que l’Etat algérien respecte enfin ses engagements et obligations internationaux en matière de droits humains et des peuples ».

Juba A