Khalida Toumi revient pour défendre Tewfik et Bouteflika

3
Khalida Toumi
Khalida Toumi

ALGERIE (TAMURT) – Après avoir disparu pendant de longues années pour se la couler douce loin des feux de la rampe, la femme qui a déclaré un jour au journal « Le Soir d’Algérie » : « je ne peux rien refuser à Abdelaziz Bouteflika », est revenue en ce samedi 10 mai 2019 sur la scène médiatique, non pas pour soutenir le peuple algérien dans son élan révolutionnaire pacifique contre les généraux et les clan de Bouteflika qui ont ruiné et détruit le pays, mais pour exprimer son soutien à Louisa Hanoune, son « amie ». C’est tout !

Khalida Toumi, qui a soutenu aveuglément et d’une manière folle l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, plus que l’ont fait les autres politiciens les plus zélés, n’a pas honte de revenir affronter les Algérien au moment où ils mènent une « guerre » pacifique contre tous ceux qui ont été les « maitres » de celle qui fût ministre de la Culture sous Bouteflika pendant douze longues années (de 2002 à 2014). Elle est revenue pour tenter de sauver sa peau après avoir constaté que le clan de Gaid Salah mène une guerre sans merci contre le général Mohamed Mediène dit Tewfik dont Khalida Toumi (à l’instar de Louisa Hanoune et de tant d’autres hommes politiques) étaient les pions et les dignes serviteurs. Bien entendu, le général Tewfik le leur rendaient bien, selon de nombreux témoignages de proches de ces personnalités, qui ont révélé à maintes reprises, les avantages matériels et fonciers dont ils ont bénéficié de la part du même général, appelé jadis « Reb Edzair » ou le dieu de l’Algérie. Un titre qu’il devait aux pouvoirs illimités dont il jouissait du temps où il fût le premier responsable du Département du Renseignement et de la Sécurité (DRS).

Pour rappel, Khalida Toumi était conseillère du Président Abdelaziz Bouteflika en 2001 quand les kabyles se faisaient massacrer par balles par les gendarmes pendant les événements de 2001. Elle n’a pas démissionné et pis encore, elle n’a à aucun moment exprimé un mot de solidarité envers les kabyles. Puis au moment où les événements se poursuivait en Kabylie et le sang coulait encore, Khalida Toumi a été nommée par le même Bouteflika ministre de la Culture, en juin 2002 ! Un article ne suffirait malheureusement pas pour dresser le portrait fidèle et complet de Khalida Toumi qui n’a jamais rendu hommage à Matoub Lounès qui l’avaient pourtant accueilli généreusement et longuement chez lui à Taourirt Moussa durant les années quatre-vingt-dix pour fuir le terrorisme. Elle revient soutenir Louisa Hanoune et par ricochet le général Tewfik et les Bouteflika, Abdelaziz et les autres.

Khalida Toumi craint-elle pour sa peau ? Car, elle aussi risquerait d’être interpellée dans le sillage des enquêtes en cours contre ceux qui ont détourné des milliards du temps où ils occupaient de hautes fonctions. En tout cas, cette phrase qu’elle a prononcée en ce samedi le laisse croire. Voilà ce qu’elle a dit, entre autres, lors de la rencontre de soutien à Louisa Hanoune : « J’espère qu’elle (Louisa Hanoune) va être libérée et qu’ils (Gaid Salah et son équipe dirigeante) ne feront pas d’erreur avec d’autres ». Bien sûr, « les autres », c’est Khalida Toumi et tous les autres enfants du général Tewfik et de Abdelaziz Bouteflika.

Tarik Haddouche