La charia source de droit dans la nouvelle Libye

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LIBYE (Tamurt) – D’ailleurs, l’ambassadeur de Norvège à l’ONU, M. Morten Wetland, a déclaré a propos de la nouvelle constitution :  » … elles ne respectent pas les changements modernes selon lesquels la vie politique ne concerne pas que les hommes ».

« Nous n’accepterons aucune idéologie extrémiste de droite ou de gauche. Nous sommes un peuple musulman, à l’islam modéré et nous allons rester sur cette voie », a néanmoins précisé le chef des nouvelles autorités, arrivé samedi pour sa première visite à Tripoli depuis le début de la révolte en février.

« Vous serez avec nous contre toute personne qui chercherait à voler notre révolution », a lancé à la foule cet ancien ministre de la Justice de M. Kadhafi qui a rallié la rébellion dès les premiers jours.

Cependant Amnesty International a accusé, dans un rapport publié mardi, Mouammar Kadhafi de crimes contre l’humanité, tout en pointant aussi du doigt des abus commis par des combattants proches du Conseil national de transition (CNT), qui pourraient constituer des crimes de guerre.

Amnesty International affirme aussi que des combattants du CNT « ont enlevé, détenu arbitrairement, torturé et tué d’anciens membres des forces de sécurité soupçonnés de loyauté envers Kadhafi, et capturé des soldats et des étrangers soupçonnés à tort d’être des mercenaires », et que les autorités du CNT « se montrent réticentes à les tenir responsables ».

Près de Bani Walid, le chirurgien d’un hôpital de campagne installé par les pro-CNT a lui-même dénoncé lundi les traces de tortures relevées sur un prisonnier pro-Kadhafi: « Je crains que l’on soit en train de remplacer un Kadhafi par un autre ».

Alors que le conflit n’est pas complètement fini avec Mouammar Kadhafi en fuite et ses hommes tentant de défendre ses derniers bastions, l’organisation de défense des droits de l’Homme Amnesty International a condamné la tendance du CNT à minimiser les crimes de certains de ses combattants.

A Washington, l’administration Obama s’est émue du sort des migrants et réfugiés d’Afrique noire en Libye, comme plusieurs pays et organisations depuis quelques mois, évoquant des faits de racisme et de violences et appelant à protéger ces populations.