La Corse, La Catalogne et La Kabylie, même combat

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La Corse, La Catalogne et La Kabylie, même combat
La Corse, La Catalogne et La Kabylie, même combat

AJACCIO (Tamurt) – « La nation corse, je ne sais pas ce que c’est », avait déclaré le premier ministre français, manuel Valls, au lendemain des événements survenus en île de beauté. Ces paroles sont celles de celui-là même qui avait déclaré, en septembre 2009, alors qu’il était candidat aux primaires du parti socialiste, qu’il était favorable à l’autonomie et des compétences décentralisées accrues de la Corse.

Deux langages diamétralement opposés qui n’influent en rien sur la détermination du peuple corse à lutter pour parvenir à donner, par étape, un statut de nation indépendante à sa patrie. C’était d’ailleurs l’objectif tracé, en février 2009, lorsque quatre formations indépendantistes avaient décidé de fonder un parti politique qu’ils appelleront Corsica Libera.

Quelques années plus tard, ce parti organise des journées internationales à l’université Pascal Paoli de Corse. Durant cette grande messe nationaliste, Jean-Guy Talamoni, l’un des dirigeants et néanmoins élu indépendantiste à l’assemblée corse, a lancé, à partir de la tribune, que la bataille menée depuis quarante ans a été gagnée. « Depuis 2010, nos idées sont devenues majoritaires au sein de la société corse et même de la classe politique insulaire » avait-il rajouté.

Lors des élections territoriales de décembre dernier, les nationalistes ont pris le pouvoir en Corse avec l’accession de l’autonomiste Gilles Simeoni à la présidence du Conseil exécutif de la Collectivité territoriale, le mini gouvernement de l’île, et l’installation de l’indépendantiste Jean-Guy Talamoni au perchoir de l’Assemblée de Corse. Est-ce le début d’un processus d’indépendance ? L’avenir nous le dira.

Le même esprit d’indépendance se fait jour en catalogne, sous domination espagnole. Cette terre chère à Manuel Valls l’anti-indépendance de la Corse. Le parlement catalan a adopté dernièrement une résolution qui lance le processus de séparation de cette entité autonome avec l’Espagne.

Ce processus prévoit la création d’un gouvernement et d’autres structures d’Etat independament de Madrid, ainsi que l’élaboration d’une constitution souveraine.

La nouvelle présidente du parlement catalan, Carme Fercadell, a affirmé que son parlement était souverain puis, comme pour confirmer sa déclaration, scandera, à la fin de son discours, « Vive le peuple souverain et longue vie à la république catalane ». Pour couronner le tout, la session inaugurale de ce nouveau parlement s’est conclue par l’hymne catalan repris par les indépendantistes. La Corse, La Catalogne, La Kabylie… et il y aura d’autres nations telles que le Kurdistan et l’Azawad, qui se soulèveront pour leur indépendance, advienne que pourra.

Amaynut