La crédibilité, la devise du MAK

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KABYLIE (Tamurt) – Alors que les langues se délient pour mettre au grand jour  les fortunes des responsables politiques kabyles,  le MAK a marqué un pas de géant hier  en Kabylie avec la réussite de son 3e congrès.

Si ce mouvement a réussi à s’imposer dans un climat politique délétère ce n’est pas seulement à cause de son projet salvateur pour la Kabylie, mais aussi et surtout grâce à la crédibilité des responsables et de tous les cadres de ce mouvement. Ferhat Mehenni, poussé à l’exile et dont le fils est assassiné, ne possède presque rien, sauf ses nobles convictions. Il est à Paris et en contact permanent avec tous les Kabyles, de simple militant ou aux passagers qui souhaitent le voir. «Mas  Ferhat n’est pas au club des pins à Alger, il est à paris avec ses concitoyens et reçoit et discute avec tout le monde. Il répond à tous les appels téléphoniques en plus il ne possède rien et il est le seul opposant au régime raciste d’Alger.

Ces compagnons aussi jouissent d’une crédibilité inégale », nous fera remarquer un sympathisant du MAK. Lyazid Abid, Bouaziz Aït Chebibn Heddag, Sakina Aït Ahmed, Hocine Azem,  et tant d’autres cadres et militants du MAK ne sont que de simples citoyens kabyles qui vivent de leur propre travail et gagnent leur vie avec leur sueur et dignité. C’est là où réside la force du MAK. Sa crédibilité est sa devise. Inutile de parler de la villa de Saïd Sadi à Alger qu’il loue à coup de 12 000 euros ni de la villa de Hocine Aït Ahmed vendue à plus de 55 milliards. Les militants du MAK ne possèdent aucune richesse mal acquise. La crédibilité dont jouit ce mouvement est inouïe. «  Je ne veux pas citer de noms, mais je sais bien que certains  responsables du MAK  n’ont pas de quoi prendre un café parfois et sont toujours à jour concernant leurs cotisations », ajouta notre interlocuteur.

Lounès B