La femme d’Ahmed Amrioui refoulée de l’aéroport d’Alger

19

FRANKFURT (Tamurt) – Monica Amrioui, l’épouse du fondateur de la première école kabyle, Ahmed Amroui, a été refoulée hier matin de l’aéroport d’Alger. Allemande de nationalité, Monica, dont la robe kabyle ne quitte jamais son corps, est définitivement interdite de séjours en Algérie et en Kabylie par les autorités coloniales.

La raison n’est autre que son soutien et son militantisme à côté de son mari pour la libérté de la Kabylie. Monica, la mort dans l’âme,  a repris le même vol pour rentrer en Allemagne.  Pourtant le consul algérien à de Francofort. lui a délivré un visa d’entrée en Algérie.  » je l’ai juste entendu sangloter et dire aux policier de la PAF  « honte pour vous »  « interdire à une grand mère de 64 de rejoindre son mari » , nous déclara son mar qui n’a pas pu la voir à l’aéroport d’Alger.

Cette femme d’origine allemande qui a épousé un Kabyle avec qui elle a deux enfants est ingénieur dans le domaine mécanique. Elle a vécu longtemps en Kabylie durant les années 1970. Monica faisait partie des premiers ingénieurs allemands qui ont lancé plusieurs usines de fabrications de machines agricoles et camions durant les années 1970, en Algérie. Elle a vécu aussi à Médéa et à Berrouaghia

.La Kabylie est aussi son pays. Le pays dont elle a vécu et le pays de ses enfants et de son mari. Aucune raison ne justifie aujourd’hui le refus des autorités algériennes de la laisser séjourner en Kabylie. «  A ce jour de toutes les années que j’ai travaillé pour les usines algériennes  je n’ai jamais touché un sous pour ma retraite. Je mène un combat pour avoir mes droits  et les verser entièrement à une association charitable », nous a-t-elle confié lors d’une rencontre. Monica ne fait pas partie des femmes qui se laissent faire. Elle est militante de naissance, elle qui a souffert de la dictature de la RDA. Son Mari, Ahmed, de la région d’At Yahia Moussa au sud de Tizi-Ouzou, a été retenu toute une journée la semaine passée par la police politique au port d’Alger.

Lounès B