La femme kabyle, une fierté

7

KABYLIE (Tamurt) – Le passage d’Ali Benflis, hier, à Tizi-Ouzou a déclenché un fait grave. Au moment du dépôt de la gerbe de fleurs par la délégation du candidat au carrefour des martyrs du Printemps Noir, une femme, Nna Nouara, s’est adressée à la foule pour s’insurger contre l’abérration, l’insulte, le sacrilège de ce geste.

«Ce n’est pas au bourreau d’encenser sa victime. L’assassin qui fleurit la tombe de sa victime, on aura tout vu !!!», s’est indignée la digne représentante de la Kabylie.

Les hommes de la garde prétorienne de l’ancien chef du gouvernement en 2001, sont, «comme des hommes», immédiatement intervenus pour réprimer violemment une vieille femme de 75 ans, ancienne combattante de la «guerre de libération», qui n’aura en fait libéré que les assassins des enfants de combattant, ou ce qu’il en reste. Ils ont maintenant une justice manipulable à leur service pour tuer en toute impunité les Kabyles et malmener les anciennes combattantes kabyles.

Il a fallu l’intervention de la jeunesse kabyle pour rappeler aux énergumènes que protéger un assassin ne donne pas le droit de s’attaquer aux héros de la guerre libération, fussent-ils kabyles.

Il est opportun de se poser une question : à quoi servent les conventions internationales et la communauté internationale, prompte à dénoncer une petite violence contre un arabe de Palestine mais muette quand l’Algérie tuent des enfants censés être ses enfants, seulement parce qu’ils ne sont pas arabes.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici