La fin de Bouteflika ne signifie pas la fin de la colonisation de la Kabylie

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graffiti a la gloire du front islamique
graffiti a la gloire du front islamique

KABYLIE (TAMURT) – Tous les clans qui ont dirigé l’Algérie avaient un point en commun: ils sont tous les ennemis de la Kabylie. Le changement improbable du régime en Algérie, ne signifie pas la fin de la colonisation de la Kabylie.

Il est clair que ce qui se passe en Algérie concerne la Kabylie d’une manière ou d’une autre, mais ces événements ne sont jamais en faveur de notre pays. Les Kabyles doivent se préparer pour parer à toute éventualité. Un chaos en Algérie ou l’effondrement du régime colonial pourra jouer en faveur de l’indépendance de la Kabylie, si le peuple sait profiter de cette opportunité.

Les comités de villages peuvent être un outil pour les Kabyles pour gérer au moins temporairement le pays. Ce sont des organisations ancestrales, typiquement kabyles, qui peuvent jouer le rôle d’autorités locales et fédéral. La seule solution pour les Kabyles est de s’approprier de leur indépendance et le régime algérien est plus que jamais fragilisé. Le rêve est permis.

Par ailleurs, il est primordial pour les Kabyles de ne pas tomber dans le piège de la violence que les clans du régime veulent mettre en œuvre depuis plusieurs mois. La Kabyle ne doit plus être la chair à canon des clans du régime. Aucune goute de sang kabyle ne doit couler. Maintenir la paix en Kabyle sera déjà la première victoire contre le régime colonial. Il est temps pour le MAK, pour l’URK et à un moindre degrès pour le RPK de montrer la voie ou les voies de l’émancipation du Peuple kabyle.

Nadir S.

2 COMMENTAIRES

  1. Les Kabyles ont été, sont et seront toujours les dindons de la farce, comme les pauvres kurdes. Ils ne retiennent aucune leçon. Les voici aujourd’hui qui paradent avec les algériens pour demander la fin du système, drapeau algérien dans la main et banderoles en arabe, mais et après? Vous pensez que la chute des Boutek sera bénéfique pour la Kabylie? Vous voulez encore être les « libérateurs » comme en 1962 et ensuite être les sacrifiés? Pauvre Kabyles. Votre mémoire est courte.

  2. Cette image illustre la profondeur de l’abisse qui sépare vérticalement nos deux communautés. Pour les arabes et arabisés par l’islam ou par fatalisme, leur algérianité était symbolisée par le haik blanc. Ce linceul mortifèr qui enveloppe les femmes comme des fantome ambulants. C’est la version turque du hidjab, pour en faire plus luxieux cette prison d’or est le compromis de la oumma pour laisser déambuler les femmes sans quoi c’est la cuisine, on fait recours aux tissus de soie, rien n’empeche que la femme qui est derrière est emballée et anonyme, il ya une autre version celle constantinoise en noir ou en permettant aux femmes de liberer un oeil pour voire où mettre les pieds. Ce qui était incomprehensible pour les kabyles de voire ces femmes enveloppées passer pour authenticité et algérianité, ce qui fait rupture avec nos femmes peut etre pas plus à l’aise économiquement dans les montagnes mais on ne trouve aucun lien potentiel entre les deux mondes.

    L’unité signifie que quelcun des deux devrait céder. Les assimilationistes voudraient l’islam comme monnaie d’échange de cette supérposition.

    Derriere cette femme-fantome on y distaingue les mots d’ordre du parti islamiste, longtemps couvé par le régime baath Fln Madani le leader du Fis met la main basse sur les quartiers populaire qui n’avaient d’autres altérnatives que le parti de la dictature. l’aboutissant la promesses islamique du salut c’est à dire la signature du passage anthropologique et politique de la société arabisante à l’arabisme vécu. Ce passage de la vision islamique othomane un peu diluée dans une sorte de syncrétisme culturel, ce que les nouveaux « janissaires  » veulent compléter et corriger en faisant plus islamique est manifesté par la nouvelle tradition, le haik turc est remplacé par le hidjab saoudien ou iranien et les gandoura et kachabia par la tunique longue islamique pour les hommes.

    Pendant ce temps la kabylie a encore une forte resistance aux signes d’assimilation, alors que le FIS gagnait toute les contrées algériennes la kabylie est restée encore dans sa sphère ses valeurs sont conservées par nos femmes. C’est à cela que le régime cherchera de s’attaquer avec l’école/mosquée et les mosquées en nombre incalculable, le danger pour le régime est qu’on soit trop different de la masse, pour lui c’est le nombre qui fait identité. Comme si la qualité égalait la quantité.

    Aujourd’hui on tente d’uniformiser par cette volonté démocratisante du vendredi après la priére, mais aussi et surtout les manifestation ont un meme standard de mos d’ordres arabisés unique pour tous, ainsi en Kabylie on donne pour vrai le fait qu’il y ait eu des manifestant derriere les slogans arabistes alors qu’on est dans la désarabisation politique explicitée. Ceux qui de loin y voient une avancée ne distinguent pas la symbolique. Le vendredi après la prière qui est jour sacrè pour les musulmans, ce qui fait la différence entre peuple de la oumma est la particularité locale et ce qui unit c’est la force de l’islam. Cet élement condamne le pays à l’uniformisme politique culturel à la Oumma. Ces masses ne sortent pas pour combattre le statut du Tuteur et le droit qui reduit la femme à demi citoyenne. Ce qui fait la citoyenneté c’est l’Egalité dans le droit individuel. Ce à quoi le régime culturel repond avec la condamnation morale du régime pour le 5ème mandat et le mauvais partage. Ce qui reste toujours dans la sphère religieuse alors que le substrat culturel reproduit le sens des libertés en kabylie alimenté par l’archetype interiorisé.

    Morale, ne nous tentons pas d’une union vassale sur le plan symbolique unir les lutte au sommet peut nier les pronfondeur et donc devier les sources. Veillez sur l’invisible.

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