La Fondation Sidi-Naïl de Djelfa offre une waâda en hommage à feu Hocine Aït-Ahmed

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feu Hocine Ait Ahmed
AT AHMED (Tamurt) – La fondation religieuse Sidi-Naïl de Djelfa de la tariqa Errahmania a organisé aujourd’hui au niveau du mausolée Cheilh Mohand Oulhocine dans le village d’Ath-Ahmed, commune de Aïn El Hammam une waâda (offrande) en hommage à feu Hocine Aït-Ahmed, décédé, rappelons, au mois de décembre dernier.
Pas moins de 25 moutons ont été égorgés à cette occasion et la viande a servi à accompagner le couscous aux légumes. A ce rendez-vous que d’aucuns considèrent comme « historique », ont pris part les représentants de 14 zaouias de la wilaya de Tizi-Wezzu, à leur tête, le coordinateur des zaouias, Cheikh Mostfaoui, des universitaires dont le charismatique Pr Saïd Chibane,  des islamologues, des personnalités politiques, notamment celles militant au sein du FFS, et bien entendu des citoyens simples dont la curiosité scientifique et intellectuelle n’est pas des moindres.
Cette Ouadhaâ a été également l’occasion pour les savants et universitaires participants de faire des communications sur des thèmes ayant trait à la nécessité de consolidation de l’unité nationale et les grandes valeurs de la tariqa errahmania ainsi que le rôle positif des zaouias joué par le passé et qu’elles continuent de jouer. Pour sa part, le Pr Saïd Chibane, qui n’est pas moins un ancien ministre des affaires religieuses, a fait une communication sur la vie et le parcours combattant de feu Hocine Aït-Ahmed. Notons enfin sans faire dans la circonlocution que les hauts dirigeants du pays comptent mobiliser davantage les zaouias dans la lutte contre le salafisme et les principes philosophiques véhiculés par des groupuscules radicaux.
En d’autres termes, l’objectif a atteindre en urgence est de retrouver l’islam de tolérance pratiqués par nos aïeux. Dans cette perspective, le rôle des zaouias est considéré comme prépondérant. La grande question qui reste cependant posée est de savoir si l’objectif réel des hauts dirigeants algériens, par la mobilisation des zaouias, est la lutte contre le salafisme ou tout simplement une tentative de freiner l’ardeur de la grande famille militante et patriotique du Mouvement pour l’Autodétermination de la Kabylie (MAK). Car si c’est ce dernier but qui est recherché, ils auraient tout intérêt à économiser leur argent et leur énergie.
De Tizi-Ouzou, Saïd Tissegouine