La grippe H1N1 fait une victime à Tizi-Ouzou

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Ce qui n’était qu’une simple rumeur à Tizi-Ouzou vient d’être confirmé. Un jeune de 17 ans est décédé ce week-end au Centre Hospitalo-Universitaire de la ville de Tizi-Ouzou a trouvé la mort après avoir contracté le virus de la redoutable grippe porcine, N1H1. L’identité de la victime n’a pas été révélée. Une véritable psychose s’est emparée des habitants de la région.Une vieille de 94 ans est sur le point de connaître le même sort, selon des sources hospitalières.Plus de 45 autres personnes ont été admises ces dernières 48 heures des suites de complications dues à la grippe.
C’est un élu du FFS à l’APW de Tizi-Ouzou qui, le docteur Messala, qui a révélé cette information à la presse. Autrement, les responsables du secteur de la santé ont préféré taire ce qui se passe. Cette attitude est une pratique habituelle chez les responsables.
La question qui taraude les esprits est de savoir si vraiment nos hôpitaux sont capables de prendre en charge les malades atteints de cette grippe dangereuse et qui a resurgi subitement. La réponse semble être toute négative.
Selon des médecins urgentistes qui ont requis l’anonymat, le directeur de l’hôpital a donné instruction de prendre les mesures et les dispositifs nécessaires, mais les moyens très limités dont dispose le CHU de Tizi-Ouzou, la plus importante soit disant structure sanitaire de la Kabylie, ne sont pas pour faciliter les choses.
Cette structure est dépourvue des moyens matériels les plus élémentaires pour faire face à une pandémie.
On apprend que plusieurs fonctionnaires et infirmiers et autres médecins ne se sont même pas rendus aux services aujourd’hui, de peur d’être contaminés par la grippe porcine. Les rumeurs les plus folles circulent. La population est prise de panique. On parle de plusieurs morts, alors que l’administration continue toujours de maintenir le silence. Pourquoi on n’informe pas sur ce qui se passe? Les correspondants locaux de presse sont restés sur leur faim. Le directeur de l’hôpital refuse de parler, sauf à des correspondants qui savent et maîtrisent l’art de caresser dans le sens du poil.

Syfax N’Ath Wezguen