La liberté provisoire a été refusée à Rebrab

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Gaid Salah
Gaid Salah

ALGERIE (TAMURT) – La liberté provisoire, demandée par les avocats de la défense de l’homme d’affaires Issad Rebrab, a été rejetée ce dimanche 5 mai, par la chambre d’accusation du tribunal de Sidi Mhamed à Alger. Issad Rebrab restera donc en prison en dépit des marches qui ont été organisé dans plusieurs régions de Kabylie en guise de soutien au patron de Cevital.

Les événements ne cessent de s’accélérer en Algérie et de connaitre des rebondissements imprévisibles et surprenants. Et le scénario auquel nous assistons n’a, à aucun moment, effleuré même les observateurs les plus avisés. On se croirait véritablement dans un film de science fiction surtout suite à la mise sous mandat de dépôt de deux des hommes les plus puissants qu’a connus l’Algérie indépendante : le général Mohamed Mediène dit Tewfik, ancien patron de la sécurité militaire algérienne (ou Département du renseignement et de la Sécurité-DRS) de 1990 à 2015 ainsi que Said Bouteflika, vrai décideur omnipotent en Algérie depuis la paralysie de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika en 2013 jusqu’à 2019. Les deux hommes, dont la seule évocation des noms faisaient trembler les gens, ont été mis officiellement sous mandat de dépôt ce dimanche 5 mai par le Procureur général du tribunal militaire de Blida. Athmane Tertag dit Bachir, chef du DRS algérien de 2015 à 2019 a fait l’objet de la même mesure dans la même affaire. Les trois ex-hauts responsables algériens sont désormais incarcérés à la prison militaire d’El Harrach. Ils sont accusés de haute trahison et d’avoir fomenté un complot contre l’Etat algérien et de tentative de déstabilisation de l’Armée algérienne, des faits qui sont passibles d’une condamnation à mort, selon la loi algérienne.

Pour rappel, depuis le début de cette vague d’arrestations, initiée par l’Armée algérienne, plusieurs personnalités du monde des affaires et de la politique avaient été également arrêtées et incarcérées dans la prison d’El Harrach à Alger. Il s’agit de Ali Haddad, les frères Kouninef et Issad Rebrab. D’autres hauts responsables ont été convoqués et entendus par la justice, dans des affaires gravissimes, à l’instar de l’ancien directeur général de la Sûreté national Abdelghani Hamel et de l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia. Deux anciens ministres pourraient également emboiter le pas à ces derniers prochainement. Il s’agit de Djamel Ould-Abbès et de Said Berkat auxquels l’immunité parlementaire vient d’être levée.

Tarik Haddouche

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