La première édition aura lieu le 2 avril : Un festival de poésie Taos Amrouche à Tizi Ouzou

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Taos Amrouche
Taos Amrouche

CULTURE (Tamurt) – Les organisateurs ont choisi la date-anniversaire du décès de la romancière et artiste Taos Amrouche pour lui dédier tout un festival de la poésie qui aura lieu dans la ville de Tizi Ouzou le 2 avril prochain. C’est donc un hommage et non des moindres qui sera rendue à l’une des femmes de culture kabyles les plus illustres dans la capitale du Djurdjura. L’idée revient à la dynamique association culturelle berbère « Amusnaw », qui a déjà initié et organisé avec succès un nombre très important d’activités culturelles depuis son lancement.

Le festival de poésie Taos Amrouche de Tizi Ouzou se veut un grand hommage et une sorte de réhabilitation populaire à une femme de culture qui continue d’être exclue par le régime politique algérien et ses valets notamment parce qu’elle est de confession chrétienne. Et en Algérie, tout ce qui n’est pas musulman est systématiquement indésirable fut-elle une romancière de grand talent et une artiste à la voix unique et magique  comme Taos Amrouche. En plus de ce qu’elle a légué à la culture kabyle et à la littérature de manière générale, il ne faut surtout pas omettre que Taos Amrouche, la digne fille d’Ighil Ali, est issue d’une famille de grands intellectuels.

Sa mère Fadhma Ath Mansour Amrouche est la première romancière, non seulement kabyle, mais aussi algérienne. Elle a signé, avec son roman autobiographique « Histoire de ma vie » l’acte de naissance de la littérature féminine algérienne. Jean Amrouche, frère de Taos est également un intellectuel immense qui compte incontestablement sur la scène culturelle. L’initiative de l’association « Amusnaw » est donc louable à plus d’un titre surtout qu’elle intervient à la veille de la commémoration du 38 ème anniversaire du printemps berbère. Et pour rappel, Taos Amrouche n’a pas lésiné sur les efforts pour militer pour la langue et culture amazighe notamment dans les rangs de l’académie berbère en France.

Tahar Khellaf