La presse algérienne refuse de parler d’Ahmed Baba Nedjar

2

ALGERIE (TAMURT) – Aucun journaliste Algérien ne parle du plus vieux prisonnier politique mozabite Ahmed Baba Nedjar, militant des droits de l’homme et de la cause amazighe. Il est condamné à vie sans aucune preuve, et pour des raisons politiques, depuis 2005. Personne ne parle de lui, même le parti du FFS pour lequel il militait à l’époque des faits. Le mépris de la presse algérienne est flagrant. Pourquoi elle parle de Adlane Mellah, de Marzouk Touati, mais jamais du Mozabite Ahmed Baba Nedjar qui comptabilise à ce jour 13 ans derrière les barreaux.

Compagnon du Dr Fekhar, Baba Ahmed Nedjar a observé une série de grèves de la faim, mais personne ne l’évoque. Son transfert de la prison de Médéa vers celle de Blida la semaine passée sans même avertir ni sa famille ni ses avocats a provoqué l’ire de ses proches. Baba Nedjar est victime du racisme de l’Etat algérien, mais aussi, il faut le dire, même des militants dits sincères.

Pourquoi ne pas le soutenir au moins dans le sillages des activités en faveur de la libération de Marzouk Touati? Pourquoi le FFS ne parle plus de lui depuis 2009? Aucun député de ce parti n’a parlé de lui. Même le caricaturiste Dilem Ali, connu pour son honnêteté et son soutien aux détenus d’opinion n’a jamais évoqué Baba Nedjar.

Ravah Amokrane

2 COMMENTAIRES

  1. Les peuples sont souvent victimes de leurs choix. C’est le cas des Mozabites. De n’importe quel point de vue ils sont vicitmes de leur identification. Si l’on parte de leur appartenance à l’islam qu’ils pratiquent on en déduit que l’ibadisme étant une variante de l’islam, lequel est centripède dans la mesure où les particularisme éthnique ou de pratiques culturelle sont uniformisée dans l’homologation des pratiques, le wahabisme. C’est du reste l’erreur que font les Kabyles qui croient en un islam algérien, alors qu’on peut parler de taux d’islamisation. Ce qui a duré depuis le moyen age a été accéléré par l’arabisation, en effet c’est les algériens musulmans qui ont refusé le syncrétisme- idolatrie disent les savants islamiques-. Donc il y a un mouvement depuis la periphérie vers le centre- le moyen orient us et coutumes-. C’est ce qui rend le conflit irano-saoudien inévitable. C’est aussi cette dynamique qui dtermine l’anthropologie. Les Coptes et chrétiens d’Iraq sont percus comme corps étranger. Ce qui fait basculer semantiquement l’arabie vers l’islamisme. C’est cette option fatale qui anime les constitutionette des pays nord Africains. Les Mozabites donc, tout comme les Kabyles s’ils adhérent à l’arabisation ils ne peuvent éviter à terme l’islamisme. Le sounnisme absorbe la nation et la plie aux nécessités de la Oumma, donc depuis l’extèrieur les Ibadites ne seront jamais vus que comme variante islamique- et ils cherissent la langue arabe-. En sommes les non -choix signifient qu’on laisse la fatalité choisir pour nous. La fatalité est le pouvoir en place qui s y introduit, pour sa faire une place dans la centralité oumma/sujet des pays islamiques. A’ terme meme l’Etat arabe d’Alger en réalité n’a pas d’alternative à l’Etat islamique, ce qu’il tente de controler avec la charia à l’école, mais ca sera peine perdue, la dynamique est verticale comme au moyen age et en Andalousie quand on attendait les orientations doctrinales qui vennaient de Bagdad…

  2. Pour que les autres parlent de toi, il faut que ta propre communauté prenne les devants et trace le chemin. Si tu es oublié par les tiens, les autres t’oublies encore plus vite malheureusement.

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici