La procession s’ébranlera près de Tizi Ouzou : Les anciens rappelés marcheront demain sur Alger

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TIZI-OUZOU (Tamurt) –  Des milliers d’anciens rappelés sont d’ores et déjà sur place. Une marche de plus de 100 km. Ils comptent aller jusqu’à la présidence, à El Mourdia. Mais les services de sécurité ne les laisseront certainement dépasser les portes de la ville d’Alger, comme d’habitude. Le 1 octobre dernier déjà, des centaines d’anciens rappelés ont été même empêchés de sortir de la gare du Caroubier, à Alger. Leur initiative de marcher sur la capitale a été tout simplement empêchée. Les anciens rappelés ont été matraqués à souhait et d’autres sont même interpellés par les services de sécurité déployés en nombre impressionnant.

Le mépris affiché par les autorités militaires algériennes envers les 300 000 jeunes qui ont bravé le terrorisme, au moment où ses mêmes responsables coulaient des jours dorés dans les places les huppés de la planète, renseigne sur la nature du régime algérien, des plus ingrats. Les décideurs préfèrent prendre en charge les sanguinaires. Les anciens rappelés, quant à eux, continuent à vivre dans la misère, sans travail, ni logement. Leur avenir et des plus sombres. Les blessés sont même interdits de soins au niveau des hôpitaux militaires. Ceux qui sont morts au champ de bataille ne sont même pas reconnus comme martyrs, tandis que les familles des terroristes éliminés dans les maquis bénéficient de toutes les largesses du pouvoir central militaro-policier d’Alger. Le combat des anciens rappelés pour leur reconnaissance par l’Etat algérien est un véritable parcours de combattant.

Depuis plus de deux années, ils enchaînent marches et sit-in, sans qu’aucune de leurs revendications ne soit reconnue par le pouvoir. Mais les protestataires ne sont pas prêts de baisser les bras et refusent de se laisser faire. Ils multiplient ces dernières semaines les actions de protestation nationales. Leurs rangs ne cessent de se grossir. La protestation prend de l’ampleur.

Izem Irath