La secrétaire d’Etat américaine en tournée en Afrique et au Proche-Orient : Hillary Clinton évite Alger

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MONDE (Tamurt) – De Tanzanie où elle se trouve, elle met en garde les pays africains en ce qui concerne la progression d’un nouveau colonialisme.
Elle fait allusion à tous les pays, dont la Chine sans la nommer, qui surexploitent les ressources naturelles, sans y laisser le moindre bénéfice aux populations locales. Elle insiste pertinemment sur les pratiques de ces pays qui consistent «a venir puiser les ressources naturelles contre des pots-de-vin ciblant une certaine élite, sans le moindre bénéfice pour l’économie locale».

Venant d’un pays dont l’une des devises semble être clairement «Ni amis ni ennemis, rien que l’intérêt», cela ne peut que nous étonner.
La question qui se pose quant à cette tournée d’Hillary Clinton est pourquoi ne fait-elle pas escale à Alger ?

Lors de la dernière visite à Washington du ministre algérien des affaires étrangères, Mourad Medelci, à la fin du mois d’avril, la “presse” algérienne a avancé avec zèle et une certitude absolue la venue d’Hillary Clinton.
Pourtant, la visite de son homologue à Washington n’a même pas été mentionnée ne serait-ce que par le site du Département d’Etat Américain – Loin d’une déclaration conjointe à la presse, comme le demande le protocole. Cette visite de Medelci, faut-il le signaler, a suivi celle du Président du Gouvernement Kabyle, Mass Ferhat Mehenni. Faut-il rappeler aussi que les hôtes de Mass Mehenni étaient en majorité des républicains, c’est à dire ceux-là même qui surveillent de près les moindres déclarations, mouvements ou engagements de l’Administration démocrate d’Obama.

Après la Tanzanie et la Zambie, elle s’est dirigée vers l’Ethiopie avant son retour aux USA. Sa tournée a commencé en Arabie, où elle a assisté à la conférence sur la Libye. Les raisons de sa tournée est l’inauguration de projets, dont un hôpital de pédiatrie, financé par l’Agence Américaine d’Aide au Développent USAID. Lors de la cérémonie, elle a insisté sur le fait que les projets américains sont tous accompagnés de conditions de bonne gouvernance et de transparence. Ces discours auraient été d’actualité à tout moment en Algérie, mais peut-être qu’ils ont jugé que la quarantaine était la sanction méritée à un régime algérien qui participe activement au massacre en Libye pour sauver Kadhafi.

Certes les américains n’apportent pas l’aide voulue au peuple kabyle pour l’instant, mais ils prennent conscience de plus en plus de la légitimité de notre cause ainsi que du double jeu du pouvoir algérien. Voila
un autre acquis à ajouter au compte de la diplomatie kabyle et son gouvernement provisoire, le GPK.

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