La télévision de Ali Haddad sans directeur et sans gérant

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Le Temps, journal d'Ali Haddad
Le Temps, journal d'Ali Haddad

ALGERIE (TAMURT) – Outoudert Abrous, directeur général du groupe médiatique « Les temps nouveaux », appartenant à l’homme d’affaires Kabyle, Ali Haddad, en prison depuis le mois de mai dernier, a déposé sa démission officiellement hier jeudi à Mohamed Hakem, le gérant. Ce dernier a accepté cette démission et emboité le pas à Abrous en se retirant également.

C’est une situation vraiment inédite et des plus complexes que vit actuellement le groupe de presse de Ali Haddad comprenant une chaine de télévision « Dzair-TV » et deux quotidiens « Le temps d’Algérie  » et Waqt El Djazair ». En effet, en dépit de l’impasse financière et statutaire dont laquelle se débat ce groupe de presse, la chaine de télévision continue de diffuser le plus normalement du monde et les deux journaux paraissent quotidiennement. En revanche, La répercussion directe de cette situation de crise est la non-perception des salaires des journalistes et des travailleurs depuis plusieurs mois. Mais ces derniers semblent s’accrocher tant bien que mal et sont loin d’abdiquer. Ils se battent pour maintenir et sauver leur gagne-pain.

Il est fort probable que les travailleurs et les journalistes de ce groupe de presse aient reçu des garanties quant à la préservation de es médias. Cette hypothèse est confortée par l’explosion de joie surprenante qui a été constatée au siège de « Dzair-TV », « Le temps d’Algérie » et « Waqt El Djazair » juste après la démission de Abrous Outoudert et de Mohamed Hakem. Pour l’instant et suite au départ des deux responsables de ce groupe médiatique, ce sont les travailleurs et les journalistes eux-mêmes qui vont désigner une sorte de « comité directoire » qui assurera de manière provisoire la gestion du groupe en attendant qu’une solution définitive soi trouvée. De quelle solution pourrait-il s’agir ? Deux possibilités pourraient se présenter. Soit le groupe trouvera un investisseur qui assumera le rôle de repreneur en achetant carrément ces trois titres de presse. Ou bien, c’est le gouvernement qui s’en occupera en en faisant carrément un média parapublic.

Mais quand on a en mémoire la facilité déconcertante avec laquelle de nombreux grands titres de presse ont disparu du champ médiatique du jour au lendemain (comme « L’opinion », « Le matin », « La tribune »…), on peut aussi imaginer le sort, peut être fatal, qui attend ce groupe de presse qui demeure à ce jour la propriété d’Ali Haddad, en dépit de son incarcération à cause de son implication dans de graves affaires de corruption et de dilapidation des biens publics.

Tarik Haddouche

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