La vente au noir du pétrole s’intensifie à la frontière tunisienne

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BOUCHABKA (Tamurt) – Des dizaines de camions chargés de fûts de pétrole transitent illégalement par les frontières tunisiennes, selon une source crédible de la direction de Sonatrach à Hassi R’Mel, dans le sud algérien. « C’est à travers le poste frontalier de Bouchabka, dans la wilaya de Tébessa, que la plupart des camions chargés de fûts de pétrole transitent presque chaque soir.

Cette vente lucrative au marché noir du pétrole par de hauts gradés de l’armée algérienne ne date pas d’aujourd’hui. C’est un trafic à grande échelle. Les autorités tunisiennes sont aussi impliquées de hauts responsables du département de Feriana et Gafsa, dans l’ouest de la Tunisie,  tirent profit de ce trafic », nous confie un ingénieur kabyle qui travaille dans une société pétrolière. Selon notre source, impossible que ce genre de trafic échappe aux hauts responsables de l’État algérien.  «  Un collègue de Souk Ahras croupit depuis 2011 dans les geôles du DRS pour avoir dénoncé ce trafic.

Tout le monde ferme ses yeux, de peur des représailles », ajouta notre interlocuteur. Ce dernier précise que contrairement à ce qu’on croit, ce n’est pas à travers les frontières libyennes que la mafia du pétrole livre sa marchandise mais par les frontières tunisiennes. «  C’est pour cette raison qu’on nous fait croire que l’armée algérienne renforce sa présence le long des frontières tunisiennes officiellement pour mettre fin à ce trafic d’armes d’armes. Ce qui est faux, bien sûr. La présence de l’armée algérienne sert à  faciliter le trafic du pétrole », ajoute notre source. Notre interlocuteur nous dira aussi que les fûts de pétroles vendus illégalement à moins de 10 dollar le baril sont stockés dans un premier temps dans une cimenterie de la ville de Feriana, une ville tunisienne,  avant de prendre une destination inconnue.

« Je pense que Chakib Khallil détient des dossiers et des noms sur ce genre de trafic et il aurait menacé les militaires algériens de les publier dans un livre ce qui aurait poussé, ces derniers jours, la justice algérienne à le gracier, c’est ce que racontent des hauts cadres de la Sonatrach », révéla notre source.

Lounès B

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