L’activité politique est au point mort à Tizi Ouzou

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Marche
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KABYLIE (Tamurt) – La wilaya de Tizi Ouzou est devenue un véritable désert sur le plan de l’activité politique et partisane. Tous les partis politiques sont aux abonnés absents et ce, à quelques mois des élections présidentielles de 2019. C’est la première fois qu’on assiste à une telle froideur à la veille d’une échéance électorale aussi importante.

La wilaya de Tizi Ouzou n’est plus cette région où l’effervescence politique était constamment à son paroxysme notamment durant les années quatre-vingt dix et le début des années 2000. Cette période est désormais devenue un lointain souvenir. Depuis la dernière campagne électorale pour les élections municipales du 23 novembre 2017, les partis politiques ont déserté le terrain dans toute la région. Aucun chef de parti politique ne se rapproche régulièrement ni de la base militante ni des citoyens de la wilaya. C’est un constat sans appel et il confirme que les partis politiques sont loin de jouir de la popularité qu’ils avaient durant la période suscitée.

En effet, afin d’organiser une rencontre de proximité notamment avec un chef de parti politique, il faut garantir à ce dernier un minimum respectable de présence populaire. Or, il se trouve que même durant les périodes de campagne électorale, ces dernières années, ces mêmes responsables de partis ne peuvent même pas remplir une salle de 800 places comme celle de la maison de la culture Mouloud-Mammeri. En plus de cette raison, il y a lieu de rappeler que les partis politiques sont actuellement dans la gêne car leur rendement catastrophique auprès de la population les discrédite de plus en plus.

Même les partis dits d’opposition sont plongés dans un silence et un mutisme assourdissants qui les rend complice entièrement de tout ce qui est pratiqué actuellement par le pouvoir algérien notamment dans les restrictions de toutes les libertés. Les chefs des partis politiques ne peuvent donc pas regarder, droit dans les yeux, les citoyens de Kabylie par peur que ces derniers leur demandent des comptes. Ils préfèrent donc demeurer et rester cloitrés dans leurs tours d’ivoire et pratiquer la politique de salons.

Tarik Haddouche