L’Algérie devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies

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Comité des droits de l’homme des Nations Unies
Comité des droits de l’homme des Nations Unies

GENEVE (Tamurt) – Dans un long communiqué de presse, le Congrès Mondial Amazighe a affirmé que « dans le cadre de l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, l’Algérie sera auditionnée par le Comité des droits de l’homme de l’ONU, lors de sa 123ème session, les 4 et 5 juillet 2018 au Palais des Nations à Genève ». Signé par la présiente Kamira Naït Sid, le CMA précise que « conformément à ses missions et aux côtés d’autres ONG, le Congrès Mondial Amazigh (CMA) a déposé son rapport alternatif auprès du Comité des droits de l’homme intitulé : « Algérie, l’Etat de non droit ».

Une délégation du CMA sera présente à cette session afin de rencontrer les membres du Comité des droits de l’homme et de leur présenter de vive voix leurs principaux griefs au sujet des graves violations des droits individuels et collectifs des Amazighs d’Algérie, particulièrement dans les territoires de Kabylie et du Mzab ». Le CMA profite toujours de la tribune Onusienne pour accentuer la pression sur les régimes en place de l’Afrique du nord qui persécute les populations berbérophones, sovuent marginalisées et livrées à la misère économique.

« Comme cela est mentionné dans le rapport écrit, les délégués du CMA dénonceront particulièrement le déni du droit des Amazighs de disposer d’eux-mêmes et de leurs ressources, les graves atteintes au droit à la vie, la pratique de la torture et autres traitements inhumains, cruels et dégradants, la répression brutale des citoyen-nes, le harcèlement systématique des défenseurs des droits de l’homme, les violations répétées des libertés de conscience, d’opinion, d’expression, d’association et de manifestation, etc.

Les représentants du CMA insisteront également sur la marginalisation socioéconomique et politique des Amazighs et sur l’impunité qui continue de protéger les individus et organisations arabonationalistes et islamistes auteurs d’actes racistes et d’appels à la haine anti-Amazighs note le CMA.

« La posture habituelle des autorités algériennes qui consiste à adopter les textes internationaux de protection et de promotion des droits de l’homme tout en les méprisant et en les bafouant largement dans la pratique, sera également portée à l’attention des membres du Comité des droits de l’homme », ajoute le communique du CMA.

Ravah Amokrane