L’Algérie ne possède pas d’opposition politique

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opposition algérienne

ALGERIE (TAMURT) – Le peuple algérien est dans l’impasse. Après plus de sept mois de manifestations, le régime semble avoir du mal a contrôler la protestation qu’il a lui même initiée.

Les Algériens qui réclament un changement du régime sont en face d’un obstacle de taille: l’inexistence de l’opposition politique dans ce pays. Même si Gaid Salah lâche le pouvoir, il y en a personne de fiable ni de compétent pour assurer vraiment une transition démocratique. D’ailleurs, à titre illustratif, Benflis, Hamrouche, Tebboune, Chakib Khelil, les plus présidentiables, sont tous des enfants naturels du régime. Pour les partis politiques kabyles, inutile d’en parler. EN dehors des partis kabyles, le FFS et le RCD, les autres partis politiques algériens sont tous issus du régime. Laisser le pouvoir à un Kabyle ou à un parti Kabyle relève, comme tout le monde le sait, de l’impossible.

L’Algérie est dans une impasse et elle a entraîné la Kabylie avec elle. Le bon sens voudrait que chaque pays prenne sont destin en main pour ne pas se neutraliser.

Nadir S

4 COMMENTAIRES

  1. En 1999 quand Boutef avait pris le pouvoir, Saadi Said c’était ralier a lui en bradant ses convictions laïcs et démocratiques. Il avait lancé cette phrase dans l(hebdomadaire de jeune Afrique : « l’opposition n’est pas un métier ». Alors que la laïcité et la démocratie sont des valeurs essentielles dans un parti et une nation. Mais, Saadi n’avait pas tardé à tronquer les valeurs pour lesquelles il a était mis en prison a Lambese en 1985. Le Dr Saadi avait entrainé le parti RCD avec lui dans ce renoncement aux idées démocratiques. Donc l’opposition n’est vraiment pas une opposition réelle face au régime qui est basé sur la Oumma.

  2. Le régime a peur du peuple donc il est tétanisé par la naissance de partis du terroir. Il controle pouvoir et opposition, paradoxalement c’est comme le scorpion qui se pique. La haine tue les haineux.

  3. Dès qu’il y a un véritable opposant soit il est récupéré s’il est vénale ou si on peut exercer sur lui du chantage, soit il est incorruptible auquel cas il sera emprisonné doit s’exiler , ou encore le régime le fait disparaître tout simplement .Aujourd’hui seule une diaspora à laquelle la constitution interdit évidemment de se présenter à une élection ou mieux une masse populaire mécontente, incontrôlable et non identifiable par définition peuvent en Algérie jouer ce rôle et se structurer si le système leur en laissait l’opportunité , ce qui n’est pas le cas actuellement. Quant au soulèvement actuel ,seule une répression sans précédents pourra en venir à bout et encore si les doléances concernant les minimas sociaux sont satisfaites en vertu du principe qui dit : » ventre affamé n’a pas d’oreilles ». Mais étant donnée la situation économique actuelle le régime ne peut plus s’acheter une paix sociale durable ; il ne lui reste donc plus à terme qu’à redistribuer les cartes et donc d’accepter une nouvelle donne avec des gens qui ne partagent pas son point de vue et qui demandent des garanties avec un nouveau contrat social à l’horizon ou essayer de se maintenir coûte que coûte au prix d’un chaos qui ne pourra aboutir qu’à leur chute mais malheureusement pour le pays un avenir des plus incertain.

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