L’Algérie s’endette en recourant au « reprofilage ».

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Banque d'Algérie

ALGERIE (Tamurt) – Avec des paiements mensuels qui dépassent le double des recettes, l’Algérie est entrain de s’engouffrer dans une situation des plus alarmantes. En puisant des réserves de change pour faire la balance, le risque d’épuisement, à moyen terme, de ces réserves est certain. Pour éviter la banqueroute, les décideurs ont recouru à l’endettement extérieur mais sous une forme bien étudiée afin d’éviter que la population le sache. Il s’agit du « reprofilage » de la dette. 

Selon quelques indiscrétions, c’est la Chine qui a été sollicitée pour venir en aide à l’Algérie en contrepartie d’avantages dans l’attribution de projets et des terrains pour développer l’agriculture. Cette hypothèse tient la route à partir du moment où il a été décidé d’attribuer presque tous les projets importants, telles que les différentes  pénétrantes autoroutières, aux entreprises chinoises qui ont remplacé, au pied levé, faute de paiement de situations, des turcs et autres constructeurs étrangers. Le gouvernement chinois aurait, semble-t-il, donné son accord pour payer les entreprises de son pays tout en mettant cela sur l’ardoise algérienne. Mais qu’est-ce qui a pu bien forcer l’Algérie à recourir à l’endettement extérieur alors que les caisses étaient, il y a quelques années de cela, pleines à craquer ?

La mauvaise gestion bien sûr ! Un spécialiste l’a clairement dit. « L’Algérie depuis quelques années vit au-dessus de ses moyens, d’où un déficit budgétaire très important. Ce déficit est le fruit pour l’essentiel d’une baisse drastique de la fiscalité pétrolière et de l’insuffisance des autres revenus ». Oui effectivement, l’Algérie de Bouteflika  a vécu au dessus de ses moyens en achetant la paix sociale par la distribution des dividendes aux jeunes chômeurs qui se sont retrouvés, du jour au lendemain, patrons mais sans projet à réaliser. Où va l’Algérie ? avait déclaré feu Boudiaf et la question est plus que jamais d’actualité.

Amaynut