L’Algérie, un pays à l’abandon : La rentrée sociale s’annonce explosive

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ALGÉRIE (Tamurt) – C’est n’est qu’une soi « sorti » de cette somptueuse résidence qui a « abrité » l’escapade présidentielle sujette à polémique, tant l’Algérie est restée en panne avec un gouvernement totalement absent et un pays voué à l’abandon, qu’il réapparaît durant le jour de la fête de l’Aïd totalement atone, effacé, absent, trahissant un profond malaise qui ronge el sommet de l’Etat qui n’arrive même pas à nommer un gouvernement trois après les législatives et près de six mois pour des ministères gérés par intérim.

Pour cette virée en Suisse, personne ne sait s’il est parti pour des soins au en vacances. C’est le silence radio à la présidence qui en communique qu’à la veille d’échéances électorales e pour louer des réalisations fictives dans des journaux étrangers à grand tirage et aux frais du contribuable.

Aujourd’hui, devant toutes sortes de situations kafkaïennes, il est tout naturellement aisé de dire les Algériens, ces poissons qu’on roule dans la farine comme de vulgaires poissons qu’on n’hésite pas à écraser au besoin, ne savent pas ce qui se trame dans les affaires du pays alors que la situation sociale et de plus explosives.

Chacun va de son analyse pour expliquer cette attitude « inhabituelle » de Tab djnanou, nouveau sobriquet par lequel est désigné le président Bouteflika. Il n’a apparu brièvement que deux ou trois reprises depuis de longs mois. Des signes de fatigue apparaissent clairement sur son visage. Est-il gravement malade ? Telle est la question qui revient sans cesse. Personne ne le état policier comme l’Algérie. Une culture bien ancrée depuis l’indépendance, cette indépendance confisquée. Les rumeurs les plus folles circulent. On évoque un conflit au sommet de l’état entre les généraux, une lutte implacable de clans.

L’Algérie traverse une période inédite. Qui gère le pays, alors que tout est centralisé ? La moindre décision nécessite l’aval de El Mouradia . Hormis la date de la tenue des élections locales qui a été annoncée récemment, aucune autre décision importante n’a été prise depuis 4 mois. « C’est du Chadlisme sans Chadli », commente un professeur universitaire. Pas moins de six postes de ministres sont vacants depuis le mois de mai dernier. Même ceux qui sont en poste ont brillé par leur absence ou leur inertie. Tout un gouvernement est parti en vacances ! La nomination d’un nouveau gouvernement tarde à voir le jour. La guerre des clans fait rage dans les hautes sphères du pays, selon un ancien journaliste-éditorialiste.

Chaque clan essaye de placer ses ministres-pions. L’enjeu n’est pas seulement les postes ministériels, mais les présidentielles qui se tiendront en 2014. La déclaration le mois février dernier d’Abdelaziz Bouteflika lors d’une visite à Sétif : « tab djenana », a, semble-t-il ouvert les appétits et els accéléré els convoitises de tous types de charognards Belkhadem, le Hassan Tourabi transnational, Hamrouche le porteur de parapluie, Ouyahia le cacique et même Ghoul cité dans le scandale de l’autoroute est-ouest, sont des noms qui circulent pour remplacer l’actuel locataire d’El Mouradia. Mais ceux là, ce n’est pas le peuple qu’ils vont convaincre bien sûr.

Les prétendants ont grandement besoin de l’aval, bien sûr, du cabinet noir des décideurs. Rien ne se fait sans leur volonté. Les généraux sont loin de céder à la volonté du peuple. Le nom de Saïd Bouteflika revient également avec insistance ces derniers jours. Par ailleurs, le peuple algérien reste muet, désorienté, tétanisé. Il ne sait pas quoi faire. On lui fait peur de subir le même sort que la Lybie et la Syrie si jamais il essaye de se révolter. Les Algériens sont livrés à eux-mêmes, Condamnés à vivre dans la précarité. La Kabylie aussi demeure l’otage des engrenages d’un régime militaro-policier.

Les prémices d’une explosion sociale, tous les ingrédients étant réunis, sont là. Le syndicats autonomes menacent de paralyser plusieurs secteurs, l’inflation va sans cesse grandissante et bien d’autres facteurs qu’il n’est pas nécessaire de citer et qui rongent la société dans son ensemble.

Nadia Iflis

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