L’Ambassadeur algérien à Tunis insulte les Kabyles

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Abdelkader Hadjar
Abdelkader Hadjar

TUNIS (Tamurt) – L’Ambassadeur algérien en Tunisie, dont le nom n’est pas important à citer, a déclaré officiellement dans une conférence « c’est la France qui a manipulé le courant francophone et utilisé la question berbère » pour tenter d’empêcher la mise en œuvre de la décision d’arabiser l’école fondamentale et les sciences humaines à l’université, prise, selon lui, en décembre 1979.

Et d’ajouter « Lorsque le printemps amazigh a éclaté dans la wilaya de Tizi Ouzou (le 20 avril 1980, ndlr), raconte Hadjar, j’étais membre de la Commission de l’éducation et de la culture. Celle-ci avait élaboré un projet d’arabisation de l’administration dans tous les secteurs et défini toutes les phases, moyens et modalités de cette opération. Les membres de la Commission s’étaient déployés à travers toutes les wilayas. Le texte était fin prêt avant les événements de Tizi Ouzou. Mais cela a eu un effet sur le pouvoir. C’est pourquoi le projet d’arabisation de l’administration n’a pas été publié. Il est resté gelé jusqu’à la loi de 1991 de l’Assemblée populaire nationale ».

Donc c’est officielle le racisme est institutionnalisé en Algérie. Ce n’est pas vraiment étonnant de la part d’un régime aussi xénophobe comme celui d’Alger. Il est guère utile de répondre à ce genre de décélération et de leur rappeler que les premier à arabiser l’Algérie étaient justement les Français, les mentors des décideurs algériens.

Mais la question qui se pose est de savoir à quoi rime toute ses provocations et insultes qui fusent de toutes parts contre le Peuple kabyle. La thèse selon laquelle le régime veut faire « couler le sang » en  Kabylie se confirme chaque jour.

Ravah Amokrane