L’ancien président algérien Chadli est mort

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ALGÉRIE (Tamurt) – Après la guerre, Chadli Bendjedid avait gravi tous les échelons et dirigé la 2eme région militaire (Oran). A la mort de Boumediène, cet autre dictateur des années 1970, Chadli fut nommé par la sécurité militaire comme président avant qu’il ne soit poussé à la porte en 1992. Son règne a été aussi marqué par une répression féroce qui s’est abattue comme une main de fer contre toute voix discordante, en particulier la revendication identitaire. Nombreux étaient les militants qui ont été emprisonnés, torturés, d’autres poussés à l’exil. Le règne de Chadli a été aussi marqué de longues années de crise économique et sociale et de privation.

Après dix huit années de silence, Bendjedid, 83 ans, ( il est né le 14 avril 1929 à Sebâa, daïra de Bouteldja, wilaya de Tarf ), comptait publier ses mémoires, chez ‘’Casbah Edition’’ le 1er Novembre prochain.

Dans le premier tome de 280 pages, le cinquième Président Algérien, après Ferhat Abbas, Youcef Benkhedda, Ahmed Benbella et Houari Boumediene, raconte sa vie, depuis son adolescence et sa jeunesse jusqu’à son incorporation en 1956 dans les rangs de l’Armée de Libération Nationale, et fait des révélations fracassantes, alors qu’il était au maquis. A l’indépendance, M. Bendjedid, consacre un chapitre aux raisons et motifs qui avaient motivés feu Houari Boumediene, à le désigner à la tête de la deuxième région militaire. Une région très importante militairement, un vaste territoire stratégique frontalier avec le pays frère du Maroc, dont le défunt Roi Hassan II, convoitait depuis l’indépendance le territoire de Tindouf.

Ironie du sort ! Chadli est ainsi mort au lendemain du 5 octobre, date à laquelle ses chars avaient écrasé des certaines de personnes lors du soulèvement du 5 octobre 1988.

Lounes O.