L’armée algérienne menace le général Tewfik

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ALGERIE (TAMURT) – C’est incroyable mais vrai ! L’armée algérienne vient d’adresser un « dernier avertissement » au général à la retraite Mohamed Mediène (alias Tewfik), ancien homme fort du régime algérien surnommé « Reb edzair » et également président du très puissant département du renseignement et de la sécurité (DRS ou sécurité militaire).

La général Tewfik, a été ainsi mis en demeure par l’armée algérienne de renoncer à vouloir mettre le feu dans le pays. C’est le chef d’état major, Ahmed Gaid-Salah qui a fait ces déclarations importantes au moment où personne ne s’y attendait. Ahmed Gaid-Salah a ainsi évoqué explicitement le fait que le général Tewfik serait derrière les tentatives d’entacher de violence les actions et les marches pacifiques qu’organisent les citoyens depuis le 22 février dernier. Ahmed Gaid-Salah a révélé que l’armée détient des preuves tranchantes concernant les accusations graves dont il a accablé le général Mohamed Mediène tout en menaçant ce dernier de se taire et de mettre un terme à ses tentatives de déstabiliser le pays en ayant notamment recours à des actes de violence. Pis encore, le général major Ahmed Gaid-Salah a menacé d’appliquer la loi concernant les agissements graves de Tewfik si ce dernier persistait dans son entêtement.

Ahmed Gaid-Salah a été, en outre, affirmatif concernant le fait que Tewfik serait à la tête d’un groupe de conspirateurs contre le pays et a rappelé la réunion du 30 mars dernier dont Tewfik est l’initiateur. Pour rappel, Tewfik avait nié avoir pris part à cette rencontre avant d’être contredit et démenti le lendemain par le général Liamine Zeroual ainsi que par la diffusion de photos montrant le général Tewfik au moment où il accédait à la résidence de Zeroual, dans la capitale. L’objectif des initiatives du général Mohamed Mediène, à travers les réunions secrètes qu’il a tenues ces derniers temps, consiste, selon Ahmed Gaid-Salah, à conspirer autour des revendications citoyennes. Notons aussi que Ahmed Gaid-Salah a révélé également que des milliers de milliards de dinars ont été dilapidés par des « hommes d’affaires » en ayant recours à des crédits bancaires indument contractés auprès des banques algériennes publiques. Ce qui a vidé les caisses du Trésor public, a ajouté Ahmed Gaid-Salah qui a promis que ces dilapidateurs seront poursuivis en justice dans les meilleurs délais.

Enfin, notons que Tayeb Belaiz, a été poussé à la démission par l’armée. Tayeb Belaiz, qui occupait jusque-là le poste de président du Conseil constitutionnel, après avoir été nommé par l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, a officiellement remis sa démission. Le président de l’Etat, Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Nourredine Bedoui, lui emboiteront-ils le pas ?

Tarik Haddouche

2 COMMENTAIRES

  1. Dans une tentative de diversion grossière, Gaid Salah, dit sergent Garcia, tente d’impliquer coûte que coûte, le général Toufik, ex reb edzaier, et de lui imputer ses déboires avec la rue et les manifestants. Après l’avoir accusé de conspirer avec une force étrangère, sous entendu la DGSE, Zeroual est sorti de son mutisme pour contredire cette version et confirmer que la réunion s’est tenue avec lui, sans la présence de cette « force extérieure. » En réalité, G Salah emploi la même rhétorique usitée par le régime depuis 1962, à savoir, désigner la main étrangère et par suite discréditer les opposants en les assimilant à des traîtres. Ce que reb edzaier, lui-même a utilisé comme technique lorsqu’il était aux commandes. En réalité, le sergent Garcia est aux abois. Tout ce qu’il entreprend, sur le conseil de son staff, lui pète a la gueule. Il n’a jamais été, depuis le début de ces manifs, le maître du jeu. Il n’a rien anticipé et n’a fait que réagir aux événements. D’où ses différentes postures : soutient au 5 ième mandat et menace de la population, puis soutient à l’annulation des élections et reconduites de Bouteflika pour 1 an. Puis destitution de Bouteflika….. etc. Une véritable girouette qui ne sait plus sur quel pied dancer!! Le problème insoluble, c’est que lui-même fait partie du club des spoliateurs mis en place par le système Bouteflika. Il ne peut accuser les autres des turpitudes dont lui même est coupable. Alors il veut faire diversion en introduisant dans l’équation, « la main de l’étranger ». Tiens, pourquoi pas une petite guerre, « des sables », avec le Maréchal Haftar, qui arrangerait bien les choses, comme en 1963, cela permettrait de souder la population avec ses généraux et à leur tête Sergent Garcia.
    Ceci dit, on ne se pose même pas la question de savoir à quel titre un vice-ministre de la défense fut-il chef d’Etat Major peut il se permettre de nommer et de destituer d’autres ministres ou de haut fonctionnaire lui qui veut se draper dans la légitimité constitutionnelle ???? A part la légitimité des ARMES, il n’a aucune autre.

  2. C’est là toute la différence entre un Etat de droit et le féodalisme qui fait que un général a des preuves contre un autre mais la justice temporise et agit comme s’il s’agissait de deux puissances parallèles en concurrence, bouteflika en réalité n’avait compté que pour ce dont les divinités de l’olympe lui concedaient.

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