L’Association des transporteurs en a décidé d’un boycott des bus pour le lundi – Le secteur des transports à Tizi-Ouzou, une navigation à vue

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Manipulation, influence et coups bas ont émaillé l’été dernier. Revenir sur cet événement peut paraître ringard, mais les conséquences d’une telle décision et ses répercussions viennent, à point-nommé, en cette période de rentrée sociale où la demande ira crescendo. Les prix ont fait objet d’une augmentation injustifiée par les transporteurs. Un manque à gagner pour « ces faiseurs » de loi qu’aucune autorité n’a osé mettre fin à un larcin « légalisé ».

De première vue, ces augmentations paraissent comme étant l’œuvre des transporteurs, alors qu’au fond des choses, elles sont le résultat d’un deal passé entre la direction des transports et ces mêmes transporteurs, affirme une source très au fait de la donne dans le secteur : « La direction de tutelle a essayé vainement de briser la grève de deux mois enclenchée par les transporteurs en faisant appel aux clandestins et autres transporteurs assurant les lignes internes », et d’ajouter que, le responsable des transports, M. Rezig, « ne cherchait que la paix ! ».

Pour rappel, les prix ont connu une augmentation de 50% sur les lignes Tizi-Alger et Tizi-Bougie.
Les services de la direction de la tutelle ont rendu public un communiqué où ils dénonçaient « cette augmentation », mais sans pour autant prendre des mesures disciplinaires contre les contrevenants. Cela confirme, même un tant soit peu « le deal » passé entre les deux parties. Cette gestion chaotique de ce secteur entre dans le cadre de la politique gouvernementale de normalisation de la région en poussant la Kabylie vers ses derniers retranchements.

L’Association de protection et d’orientation du consommateur (APOC) de Tizi-ouzou invite dans un appel rendu public, tous les citoyens de la wilaya à une journée sans bus ce lundi 12 septembre. Pour cette association, le but est «de boycotter les bus pendant toute la journée de lundi.»

Comme l’enseignement supérieur, la santé, l’éducation, la formation professionnelle, l’emploi, les travaux publics, la culture et surtout le secteur économique, la Kabylie est au cœur d’une entreprise diabolique concoctée par le pouvoir central. Avec toute cette ébullition et ce marasme qui secouent tous les secteurs dans la région, s’ajoutant à une situation sécuritaire des plus dégradées, un risque de soulèvement n’est pas à écarter.

Pour ainsi dire, le plan machiavélique du pouvoir et son allié l’islamisme armé conjuguent leurs efforts pour mettre à genoux une région qui refuse l’abdication.
Les citoyens de la région sont unanimes à dire que seule une autorité régionale avec des attributs d’un Etat autonome peut venir à bout de ce marasme dont souffre la région, depuis notamment les événements sanglants d’avril 2001.