L’auteur du livre « Si Mohand Saïd raconte Amghar » reconnaît l’erreur à propos d’Ali Chekkal

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CULTURE (Tamurt) – Le fils du feu colonel de l’ALN, Mohand Oulhadj, qui est aussi l’auteur du livre en question, a imputé l’erreur à la maison d’édition « Le Savoir » qui aurait commis une erreur technique puisque le passage, vigoureusement dénoncé par M. Ahmed Arrad, Secrétaire National de l’Organisation Nationale des Moudjahidine (SNONM), devait être inséré dans le chapitre consacré aux « exécutions ».

En effet, dans une lettre qu’il a adressée à l’Organisation Nationale des Moudjahidine (ONM), M. Akli Mohand Saïd, l’auteur du livre avoue qu’il n’avait « aucunement l’intention de rendre hommage à quelqu’un qui n’a pas servi sa patrie et, qui, en plus, a rejoint les rangs ennemis ». Tout en présentant des excuses au nom de la maison d’édition « Le Savoir » auprès des combattants de la guerre de libération et de tous les lecteurs.

L’auteur du livre « Si Mohand Saïd raconte Amghar » ajoute qu’il tient « à préciser que cette personne (Ali Chekkal ndlr) a été exécutée à Paris le 26 mai 1957 par le fidaï Bensaddok Mohamed ».

Par ailleurs, nous avons appris que l’homme qui a demandé à celui « qui a osé rendre un vibrant hommage à ce célébrissime traître de la révolution de nous éclairer, et ce par souci de vérité historique, où il aurait été son compagnon ?  » a reçu une multitude de félicitations de la part de la famille révolutionnaire et des connaisseurs de la guerre sanglante ayant opposé le FLN à la France coloniale pendant sept longues années.

Notons enfin que tout ce qui a trait à cette époque (1954 – 1962) met mal à l’aise au plus haut point un nombre important de très hauts responsables algériens. Est-ce pour cette raison que les archives concernant l’Algérie en général, la Kabylie en particulier, de cette époque de feu, de sang et de sueur, sont toujours introuvables dans l’espace arraché par les algériens à la France coloniale ?

En tout cas, les Français ont largement montré, et à plusieurs reprises, leur disponibilité à la mettre à la disposition des jeunes algériens. Les Français sont même prêts à nous offrir, avec la joie d’un puceau devant la nudité de la dame de ses rêves, ce que leurs reporters, civils et militaires, ont filmé et noté sur ce qui s’est passé sur les différentes parties impliquées dans le conflit armé et politique.