L’autogestion et l’autodéfense comme seul moyen de survie

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peuple Kurde

CONTRIBUTION (Tamurt) – Suite à l’invasion de Daech, la dimension du massacre devint de plus en plus visible. 3000 civils ont péri, 5000 autres ont été enlevés et 300, dont en majorité des personnes âgées et des enfants, sont décédés pour cause de déshydratation et de famine lors de ce massacre.

Ce même jour du 3 août 2014, Daech, l’ennemi de l’humanité, connu pour ses crimes inhumains a franchi à nouveau les bases des peshmergas du PDK, pour, cette fois ci, envahir et vider les villages de Ninove en vue d’atteindre Sinjar. Parallèlement à cela, les unités de défense du peuple l’YPG sont entrées en Iraq via Rabbia qui se situe à la frontière pour secourir les peuples de Sinjar. Le deuxième jour, les unités de protection du peuple (YPG) ont établi un point de contrôle sur les montagnes du Sinjar pour la sécurité des civils qui s’y sont réfugiés.

Cette migration forcée vers les montagnes a malheureusement été témoin de beaucoup de tragédies. Les exilés de Sinjar n’avaient pas seulement été victimes de massacres mais avaient également mené une lutte de survie contre la famine et la déshydratation tout au long du couloir de la mort. Les Forces de Protection du Peuple (HPG) et les Unités de Protection du Peuple (YPG) ont ouvert un corridor humanitaire afin que la population puisse passer en sécurité au Kurdistan du Rojava (Kurdistan Syrien). Des milliers de personnes ont pu arriver au Rojava par l’ouverture de ce corridor humanitaire

Plus de 3000 femmes et petites filles sont tombées dans les mains des barbares de Daech et sont devenues des esclaves sexuelles. Même si certaines ont pu se sauver, beaucoup d’autres sont toujours détenues comme esclaves sexuelles. Depuis tout ce temps, les Yézidis ont proclamé l’autogestion à Sinjar, en janvier 2015. Ils annoncent que désormais le contrôle de leur territoire dépendra d’eux. Ils possèdent désormais une Assemblée Populaire et une milice appelée Unités de Résistance de Sinjar (YBŞ), pour s’organiser et pour faire face à toute sorte d’attaque pouvant venir de l’exterieure.

Malgré les efforts admirables de cette population Kurde-Yézidie de Sinjar, le PDK n’assume ni sa part de résponsabilité dans le massacre de Sinjar, et ne reconait ni la proclamation d’auto-gestion des Yézidis. Cependant les Yézidis de Sinjar sont détérminé à insiter sur le système d’auto-gestion qu’ils ont anooncé en 2015. Car après les 74 tentatives de génocides qu’ils ont subit depuis l’histoire, ils le savent très bien que leur seul moyen de survie est l’auto-gestion et l’auto-défense.

 Conseil Démocratique Kurde en  France