Le barrage de Taksebt n’est rempli qu’à 47 % : La sécheresse plane sur Tizi Ouzou

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Barrage de Taksebt

TIZI OUZOU (Tamurt) – La menace de sécheresse et de pénurie exacerbée en alimentation en eau potable dans la wilaya de Tizi Ouzu est bien réelle. C’est la conclusion que l’on peut tirer des chiffres rendus publics, ce mercredi, par les services concernés de l’Algérienne des Eaux (ADE). Les chiffres stipulent que le taux de remplissage du barrage de Taksebt n’est que de 47 %. Quand on  sait que ce barrage alimente également des wilayas limitrophes comme Alger et Boumerdes, on devine que, d’ici le mois de mai prochain, il finira par se vider incontestablement dans la mesure où l’absence de pluies consistantes  s’inscrirait dans la durée.

C’est un été de sécheresse qui attend donc la population de la wilaya de Tizi Ouzou qui doit aussi faire face à une infinité d’autres problèmes, dont la cherté de la vie, devenue insoutenable avec les répercussions des mesures d’austérité engendrées par la crise financière. Le taux de 47 % représente une quantité de 84 millions de mètres cube d’eau. En l’absence de pluviométrie abondante et suffisante d’ici à la fin avril 2018, cette quantité d’eau ne suffira pas à subvenir aux besoins des régions arrosés habituellement par le barrage de Taksebt.

Les répercussions de cette situation risque même d’être enregistrées dans les prochaines années, surtout quand on sait que tous les projets de réalisation d’autres barrages d’eau dans la wilaya de Tizi Ouzou  ainsi que des stations de dessalement de l’eau de mer, comme celle de Tigzirt, sont des projets morts nés qui tardent à voir le jour à cause des retards énormes dans l’avancement de leurs travaux. Le problème de manque d’eau potable s’est  toujours posé, avec acuité, dans une grande partie de la wilaya de Tizi Ouzou en dépit de l’existence de ressources hydriques importantes dans toute la wilaya.

Mais la mauvaise gestion fait que l’eau n’arrive jamais au consommateur. Des villes balnéaires comme Tizgzirt et Azeffoun, qui accueillent chaque année des millions de vacanciers, font face au problème d’alimentation en eau potable chaque été, faut-il le rappeler. Et la saison estivale prochaine semble être bien pire que les précédentes.

Tahar Khellaf