Le clan de Bouteflika s’acharne sur le général candidat Ali Ghediri

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Général Ali Ghediri
Général Ali Ghediri

ALGERIE (TAMURT) – Le clan de Bouteflika a actionné cette semaine une partie de ses relais médiatiques et politiques pour s’en prendre au général à la retraite et candidat aux élections présidentielles du 18 avril 2019 Ali Ghediri. Les journaux et les sites internet proches de Said Bouteflika ainsi que des personnalités politiques et des élus, dont des députés roulant pour le clan présidentielle, s’en prennent avec virulence à Ali Ghediri.

Pourtant, Ali Ghediri vient de nier publiquement qu’il n’est aucunement le candidat du clan de l’ancien général major démis, Mohamed Mediène dit Tewfik. Le candidat Ali Ghediri a, certes, affirmé qu’il est en contact avec Tewfik mais de là à être son candidat, il y a loin de la coupe aux lèvres, a-t-il laissé entendre. Malgré ce démenti public, les médias proches de Bouteflika n’hésitent pas à descendre en flamme le général candidat, lequel, pour rappel est soutenu, entre autres, par l’avocat et membre fondateur du Rassemblement pour la Culture et la Démocratie-RCD, Mokrane Ait Larbi. Paradoxalement et parallèlement à cette guerre contre Ali Ghediri menée de manière féroce par les pro-Bouteflika, les médias réputés proches du général Tewfik et principalement les quotidiens francophones, « Liberté » et « El Watan », bien au contraire, encensent plutôt Ali Ghediri parfois de manière exagérée et prématurée. Ce n’est pas un hasard si Ali Ghediri a choisi « Liberté » pour signer sa première grande sortie médiatique en étant l’invité du forum de ce quotidien.

Il est aussi à se demander si les rencontres entre Ali Ghediri et l’homme d’affaires Issad Rebrab (confirmées par Ghediri lors du forum de « Liberté » qui est le journal du même Issad Rebrab, faut-il le rappeler) ne signifient pas grand-chose. En tout état de cause, candidat de Tewfik ou pas, Ali Ghediri est loin d’être un candidat à la présidentielle du 18 avril prochain comme tous les autres. Autrement, il aurait bénéficié du même traitement que celui réservé à la centaine de personnalités ayant déjà retiré les formulaires pour postuler à la magistrature suprême.

Tarik Haddouche