Le CMA dénonce l’oppression des étudiants amazighs à Agadir

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Université d'Agadir
Université d'Agadir

AGADIR (Tamurt) – Une fois de plus, au cours de la semaine du 14 au 20 mai 2018, des individus se déclarant comme « Sahraouis », ont semé la terreur à l’université Ibn-Zohr d’Agadir. Munis de pierres, de gourdins et d’armes blanches (sabres, machettes, couteaux), ils ont attaqué violemment les étudiantes et les étudiants amazighs, faisant plusieurs blessés à l’intérieur et à l’extérieur de l’université. Ils ont également empêché les étudiant-es d’accéder aux salles de cours et d’examen.

Ce n’est pas la première fois que l’université d’Agadir est choisie par les Sahraouis pour empêcher les activités culturelles organisées par les étudiants Amazighs, les insulter, les menacer et les agresser physiquement. C’était déjà le cas en 2007, en 2014 et en 2016 et les attaques étaient toujours préparées, préméditées », lit-on sur la déclaration rendue publique aujour’dhui que le militant Hocine Azem nous a transmis. « Le Congrès Mondial Amazigh (CMA) condamne avec force ces agressions à caractère raciste et assure les étudiantes et étudiants amazighs et leurs familles de sa solidarité. Le CMA appelle les autorités marocaines à mettre fin en urgence à ces violences, à protéger les étudiant-es et à sécuriser l’université et ses environ », ajoute le CMA.

Par ailleurs le CMA s’interroge sur les raisons de « la passivité de l’administration et des services de sécurité de l’université Ibn Zohr d’Agadir qui n’ont visiblement pris aucune mesure de manière à prévenir cette violence qui se répète. Ils endossent donc l’entière responsabilité de ces graves évènements ainsi que leurs conséquences ».

Le CMA note qu’au cours des 20 dernières années, « les étudiants amazighs sont la cible de différents groupes fascistes, se réclament des idéologies islamiste et/ou panarabiste ou appartenant à des organisations Sahraouis. Le CMA demande instamment au gouvernement de combattre sévèrement ces mouvements extrémistes et au ministre de l’enseignement supérieur de prendre des mesures fermes afin de protéger les étudiantes et les étudiants amazighs et faire en sorte que les universités marocaines redeviennent des espaces pacifiques dédiés uniquement à l’acquisition des savoirs et à l’échange intellectuel ».

Ravah Amokrane