Le dalaï-lama réclame à Pékin «l’autonomie» du Tibet

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Le dalaï lama, âgé de 76 ans, a déclaré aux journalistes à son arrivée à Vienne être en faveur d’une solution «avec des bénéfices mutuels pour le Tibet et la Chine».

Le Premier ministre du gouvernement tibétain en exil, Lobsang Sangay, a souligné qu’il ne s’agissait pas d’obtenir l’indépendance du Tibet, mais que la région aspirait à «une véritable autonomie dans le cadre de la Constitution chinoise».

Lobsang Sangay a dénoncé «les conditions inacceptables» qui règnent au Tibet du fait de la présence chinoise et une situation «insoutenable» pour la population. Le dirigeant exilé demande «le retour du dalaï lama à Lhassa», la capitale du Tibet, et «la restauration de l’autonomie».

La Chine, qui considère le chef spirituel tibétain comme un dirigeant séparatiste, a condamné les rencontres annoncées des responsables autrichiens avec le dalaï lama. L’ambassadeur de Chine à Vienne, Shi Mingde, a déclaré lundi à la radio publique Ö1 que l’Autriche «ne devrait pas offrir de tribune aux tendances séparatistes du dalaï lama» et que cela ne serait «pas bénéfique à de bonnes relations» avec Pékin.

Le dalaï lama vit en exil en Inde depuis 1959. La Chine, qui affirme avoir «libéré pacifiquement» le Tibet en l’occupant en 1951, contrôle très étroitement cette région «autonome».

Un total de 34 Tibétains, en majorité des moines et des nonnes bouddhistes, ont attenté à leur vie par l’immolation depuis début 2011 pour protester contre le régime chinois qu’ils accusent de réprimer leur culture.

De Vienne.info