Le DRS ordonne à la presse d’ignorer le succès de la cause kabyle à l’ONU

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AGGERIE (Tamurt) – « Nous avons reçu des instructions fermes du DRS de ne rien relater, rien aucun mot ni même de faire allusion concernant les deux interventions deux du Maroc à l’ONU en faveur du projet d’autodétermination de la Kabylie », nous confie le rédacteur en chef d’un journal francophone algérien à grand tirage.

«  Cette instruction ne concerne pas seulement notre quotidien, mais aussi tous les organes de presses, journaux, radios, télévisions et sites d’information algériens. La preuve, à ce jour, aucun journal n’a parlé de cette affaire », ajouta notre interlocuteur.  Même le journal TSA qui a publié un article sur ce sujet, en s’alignant bien sur la position algérienne, a fini par céder et retiré l’article quelques heures seulement après sa publication. Des ordres lui ont été certainement donnés pour le retirer. D’autres journaux algériens, plus zélés et plus opportunistes,  ont même préparé des pages entières pour dénigrer le GPK et le Maroc, mais ils sont obligés de les jeter à la poubelle. «  On ne discute pas les ordres du DRS », fera rappeler un journaliste algérien. Idem pour les politiciens. Pour les députés, certains ont frotté leurs mains lorsqu’ils ont lu dans la presse kabyle que leur cause est défendue à l’ONU.  Ils ont sauté sur l’occasion pour montrer patte blanche à leurs mentors, mais qu’elle ne fut leur déception lorsqu’ils ont été sommés de se taire.

Ni Louiza Hanoun ni aucun autre parti politique algérien et même kabyle n’a osé souffler mot sur l’exploit du GPK. De ce fait, on constate, d’un côté, que le régime algérien ne peut rien faire devant la pression de la scène internationale et d’un autre côté il  dévoile au grand jour sa faiblesse.A l’intérieur, il réprime et intimide son peuple et de celui de la Kabylie, en dehors de ses frontières, il ne pourra plus lever ses yeux.

D’autre part, l’attitude et le silence des partis politiques algériens et la presse de ce pays confirment qu’il n’existe aucune liberté de presse. Les formations politiques et les médias sont directement gérés par le DRS.

Lounès B