Le FFS en chute libre en Kabylie

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KABYLIE (Tamurt) – Pour ces derniers, un militant responsable, engagé, qui fonctionne et agit avec conviction, la démission est tout aussi une manière d’assumer ses responsabilités, dont celle de pas avoir à cautionner des pratiques, des attitudes, des comportements, des positions, des méthodes diamétralement opposées, étranges et étrangères aux idéaux, aux principes et aux valeurs pour lesquels les militants du FFS se sont engagés.

Depuis le Congrès fédéral, durant lequel Ait Ahmed s’est retiré, beaucoup d’évènement internes et externes ont jalonné le chemin parcouru jusqu’à maintenant par la nouvelle équipe du parti.

Des évènements, des faits, des dérives qui, au fil des jours et des mois les éloignaient visiblement davantage de leur parti, de sa ligne politique originelle, de son éthique, de ses traditions de concertation, de débat contradictoire et constructif, de ses repères idéologiques et philosophiques, de son identité de parti d’opposition au système en place.

Au plan externe, les sympathisants et la population sont naturellement en mesure d’analyser et de constater que le FFS a, désormais, renoncé à son rôle de parti d’opposition pour abdiquer et se complaire dans celui de la figuration, préférant les actions de tape- à- l’œil, sans prise réelle sur le terrain, les cérémonies pompeuses, les banquets plutôt qu’à la mobilisation et aux véritables tâches et luttes démocratiques.

Un appareil en déphasage ahurissant avec sa base militante. En revanche, au plan interne, elle ignore que la situation est loin d’être réjouissante. La session du Conseil fédéral programmée pour le 27 décembre 2013, à Tamridjt, a été tout simplement annulée par la Direction nationale et avant elle la marche des élus prévue pour le 11 avril dernier alors qu’elle devait englober tous les élus de la wilaya qui, par cette marche, devaient dénoncer la réduction des prérogatives des élus. C’est l’épilogue du feuilleton FFS qui aura duré un demi-siècle.

Amaynut