Le FFS participera aux élections législatives 2012

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ALGERIE (Tamurt) – Le FFS (Front des Forces Socialistes) a décidé de prendre part aux élections législatives prévues le 10 mais prochain. La décision a été prise ce vendredi 2 Mars par le conseil national du parti, réuni à Alger.

Dans une lettre adressée au conseil, le président Hocine Ait Ahmed a justifié les raisons de la participation de son parti. «Je considère que la participation à ces élection est une nécessité tactique pour le FFS qui s’inscrit en droite ligne de notre stratégie de construction, pacifique de l’alternative démocratique à ce régime despotique, destructeur et corrompu ». A-t-il dit.

« Je sais, nombre d’entre vous craignent la puissante attractivité de la mangeoire du régime, ceux là, je les comprends, je partage leur soucis et je les rassure : nous pouvons, nous devons et nous allons nous donner les moyens du contrôle de notre participation. Cette participation a tiré les enseignements de nos lacunes de 1997 et nous allons tout mettre en œuvre pour les combler.» a-t-il ajouté.

Le président du plus vieux parti d’opposition explique la participation par la nécessité d’une mobilisation et par le soucis de sortir du statu quo. «D’abord parce que notre but ne réside pas dans un cotât de siège à atteindre. Notre but est dans la remobilisation politique et pacifique de notre parti et de notre peuple. C’est là l’essentiel de notre décision. Remettre du mouvement dans le statut quo», a t-il expliqué.

Ait Ahmed n’a pas manqué d’évoquer l’impasse dans laquelle le pouvoir a conduit le pays de façon générale et la Kabylie de façon particulière.«Le pouvoir a conduit le pays dans une impasse. Une triple impasse : celle du pouvoir, celle du pays et celle de la kabylie. Le démantèlement politique partout dans le pays a particulièrement ciblé la Kabylie par ce qu’elle a, pendant des décennies, constitué le réservoir de mobilisation démocratique et de contestation politique du pays. Ces vingt dernières années ont constitué une régression phénoménale dans tous les domaines à l’échelle nationale. Le renforcement du régime s’est fait dans le sillage du démantèlements de structures de l’état partout à travers le pays. En Kabylie, c’est également au démantèlement d’une organisation et d’un engagement politique de la population qu’il a été procédé. Car ces derniers s’étaient maintenus dans la région contre vents et marrées. Je vous ai longuement décrit ce processus machiavélique dans ma note sur les Arouch.»

A l’adresse du MAK (mouvement pour l’autonomie de la kabylie) et du RCD ( Rassemblement pour la culture et la démocratie), le chef du FFS écrira » C’est en toute sérénité que le parti doit aborder cette étape de son parcours, et dans le respect de tous ceux qui, hors du parti, défendront de manière respectable d’autres visions que la nôtre, mais il est exclu que quiconque nous donne des leçons en politique, en démocratie, en militantisme, en patriotisme ou en Takbaylit.Nous n’avons aucune leçon à recevoir ni de ceux qui veulent nous apprendre comment défendre notre parcours – qu’ils n’ont pas – ni de ceux pour qui l’engagement ne fût qu’une alternance de trahisons. Trahir une cause puis une autre avec l’irresponsabilité politique, l’outrance verbale et le mensonge comme seules constantes ».

Meziane tiziwar

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