Le fils de Feraoun dans la commission de surveillance des élections

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Le fils de Feraoun avec le wali de Tizi Ouzou
Le fils de Feraoun avec le wali de Tizi Ouzou

KABYLIE (TAMURT) – S’il y a bien une citation qui ne s’applique guère concernant les ayants droits des personnalités, des hommes de culture et des héros de la révolution algérienne c’est bel et bien : « Tel père tel fils ». Sinon, comment expliquer la présence d’Ali Feraoun, fils de l’illustre romancier de renommée internationale, Mouloud Feraoun, dans la commission appelée pompeusement : la haute instance indépendante de surveillance des élections (HISE) ?

On se demande légitimement et curieusement que pourrait bien faire Ali Feraoun dans une telle commission, lui qui n’a pourtant besoin de rien. Même matériellement, Ali Feraoun n’est guère dans le besoin pour qu’il se compromette ainsi en siégeant dans une commission fantoche qui n’a pour rôle et mission que de conférer un semblant de crédibilité aux élections présidentielles du 18 avril prochain. Des élections que tout le monde, même les plus naïfs, savent qu’elles sont jouées d’avance. Y a –t-il un seul citoyen algérien doté d’un minimum de sens de discernement qui ignore comment vont se dérouler ces élections ? Y a-t-il un seul algérien qui ne sait pas que c’est le candidat du système qui l’emportera quoi qu’il en soit. Si Bouteflika se présente à un nouveau mandat, y a –t-il l’ombre d’un doute que c’est lui qui l’emportera malgré son état de santé ?

Ali Feraoun, dont le niveau intellectuel est avéré est bien placé pour ne pas être sans savoir toutes ces vérités. Il n’ignore pas non plus qu’il met sa légitimité en péril en acceptant de prendre part à cette sale besogne. Pourtant, il fonce les yeux fermés dans cette entreprise qui n’honore guère la mémoire de son père Mouloud Feraoun qui avait bien averti dans l’un de ses livres (« Journal » NDLR) en parlant du colonialisme français et en s’adressant aux algériens. Mouloud Feraoun avait écrit : « Vos ennemis de demain seront pires que ceux d’aujourd’hui ». Ali Feraoun semble ne pas avoir entendu l’appel de son père.

Tarik Haddouche

1 COMMENTAIRE

  1. En démocratie comme en Kabylie on ne compte que pour ses propres actes. L’erreur est de considerer une personne en dehors de ses actes, on est un membre d’ une communauté seulement si l’ on respecte ses normes. Qui assassine un Kabyle, et c’est des kabyles qui tuent au nom du régime arabe en Kabylie et ailleurs, il le fait parcequ’il a rompu le lien éthique avec le groupe, ne pas lui appliquer les règles éthiques qu’il ne respecte plus.
    Ce Mr n’est rien pour moi, c’est comme toute la faune kabyle du régime qui assassine pour leurs propres intérêts.

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