Le fils de Hocine Aït Ahmed regrette l’isolement de Salima Ghezali du FFS

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Salima Ghezali
Salima Ghezali

KABYLIE (Tamurt) – La guerre est latente au FFS. L’ancien clan soutenu par les Balloul et la famille de Hocine Aït Ahmed est isolé au sein de ce parti juste après le dernier congrès. Ali Laskri, qui était pourtant promu par les frères Balloul, leur a fait faux-bond. Depuis, Ali Laskri est devenu presque le successeur de Hocine Aït Ahmed. Il a commencé à nommer et à écarter un bon nombre de cadres et militants de manière hasardeuse. La nomination de Yakhlaf Bouichi comme rédacteur en chef du journal du parti « Libre-Algérie », qui n’a rien à avoir avec le journalisme, a été la goûte qui fait déborder le vase.

Même le fils de Hocine Aït Amed, Jugurtha, qui a est journaliste en Suisse, a réagi d’une manière indirecte contre les nominations d’Ali Laskri. Il a regretté dans un poste sur les réseaux sociaux l’isolement dont est victime la journaliste Salima Ghezali. « A relire cet excellent article de Salima Ghezali  qui a été une conseillère politique de mon père, choisie et appréciée par lui pour sa finesse de ses analyses, jalousée par quelques apparatchiks sans envergure. Elle est la personnalité au sein du parti qui peut garantir et préserver aujour’dhui les ideaux et la ligne politique édifiée par Hocine Aït Ahmed », a écrit Jugurtha Aït Ahmed. Un poste largement diffusé par les militants du FFS.

Ali Laskri est vertement critiqué pour son incompétences en politique et son manque de culture. La nomination de ses amis, même ceux qui ne sont pas du FFS, à des postes clés au FFS lui a valu des critiques acerbes, même au sein de son clan. « Ce n’est pas un type qui rangeait les paquets de margarines au monoprix de Boumerdès qui va remplacer un homme comme Aït Ahmed ou encore écarter une intelctuelle comme Salima Ghezali! », s’insurge un militant du FFS, ce matin devant le siège de ce parti à Tizi Wezzu.

Ravah Amokrane