Le journal « Algérie patriotique » s’attaque de nouveau à Ferhat Mhenni

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ALGERIE (Tamurt) – Le site de Khaled Nezzar, «  Algérie-Patriotique », revient à la charge pour s’attaquer de nouveau  au président du Gouvernement Provisoire Kabyle (GPK), Ferhat Mhenni.

L’auteur de l’article insiste sur le fait que Mass Ferhat Mhenni entretiendrait des relations avec les services secrets Israéliens, le Mossad, sans présenter toujours la moindre preuve. Il serait  plus sérieux pourtant pour ce journal de se pencher sur les multinationales occidentales qui puisent les richesses naturelles de l’Algérie à Hassi Messaoud et Hassi R’Mel depuis des décennies au lieu de raconter des sornettes  sur celui qui a fait du combat pour la liberté du peuple kabyle son sacerdoce.

L’auteur de l’article ignore certainement que Mhenni est le fondateur de la première ligue des droits de l’homme en Algérie et a été emprisonné au moins 14 fois pour son engagement politique et il est fils d’un chahid durant la guerre de libération.

Par ailleurs, le patron de ce journaliste, Khaled Nezzar, était sous-officier dans les rangs de l’armée Française jusqu’en 1959, soit vers la fin de la guerre, selon une biographie écrite de sa propre main.

Il serait donc préférable dans ce cas de changer le nom de ce site qui devrait être en principe « France-Patriotique!».

L’auteur de l’article a même qualifié la Kabylie et Israël de faux Etats. Si c’est le cas, comment se fait-il que tous les pays arabes ont été humiliés par Israël  durant la guerre de six jours ? Pour la Kabylie, ce n’est guère la peine de lui expliquer que toute Algérie n’a été libérée que grâce aux Kabyles.

En évoquant Krim, Abane et Amirouche, ces derniers ont été assassinés, pour rappel, par les régimes qu’ »Algérie Patriotique » défend bec et ongle. Lorsque des hommes comme Abane et Amirouche étaient encore en vie, Nezzar, lui, était dans les rangs de l’armée Française. Quant à Ferhat, chanteur ou politicien, exilé ou chef d’Etat, il est le Kabyle le plus estimé en Kabylie et les attaques des subalternes de Nezzar contre lui ne sont que des pétards mouillés.

Lounès B