Le maire de Souama au service de Bouteflika

4

LE PERSONNAGE A DE QUI TENIR

Décidément, il y a des personnages qui ne vont jamais se résoudre à faire amende honorable. Le maire FFS de Souama est de ceux-là.

Après avoir accommodé à sa propre convenance sa liste électorale en mai 2013 pour s’assurer la réélection en attentant même à l’honorabilité d’une jeune fille innocente ;

Après avoir rasé les espaces verts jouxtant le siège de la mairie dans le but fallacieux de lutter contre la toxicomanie ;

Après avoir escamoté Yennayer en janvier 2014 et empêché les citoyens de la commune de fêter l’événement ;

Après avoir tenté d’implanter en plein-centre ville un nid de vipères salafistes en leur accordant un espace pour la construction d’une mosquée ;

Le voilà aujourd’hui qui met les moyens matériels, financiers et humains de la commune au profit de la campagne pour le 4è mandat de Bouteflika.

Le personnel de la municipalité est requis contre son gré et sous la contrainte et le chantage à l’emploi pour faire une campagne électorale exclusive au bénéfice de Bouteflika, le candidat absent.

Comment donc ce personnage insignifiant en est arrivé là ? Bien sûr, il a l’assurance de l’impunité pour le moment, ce qui fouette en lui un appétit insatiable d’enrichissement.

Mais pas seulement ; car le personnage a de qui tenir : lisons ce qu’écrivit Saïd Boulifa, dans Le Djurdjura à travers l’histoire (depuis l’antiquité jusqu’à 1830), Alger, 1925, p. 279 :

« En résumé, si le caïd Mohammed avait réussi à se faire accepter par un parti zouaoua, ce n’était pas ̏ par la fermeté de son énergiȅ ou la crainte de sa férocité, restée légendaire dans le pays, mais par l’une des puissantes familles zouaoua les Aït-Bou-Khtouch. Il y avait donc là une question de politique purement locale dont tous les avantages furent, en ce cas, mis au profit des Turcs. Comme avec les Bel-Kadhi, les nouveaux pachas ou deys d’Alger ne manquèrent pas d’exploiter l’amitié des Aït-Bou-Khtouch pour essayer de s’implanter en pays kabyle ».

Traître un jour, traître pour toujours. Mais les traîtres finissent toujours par payer leurs forfaits. Un jour ou l’autre.

Souama, le 31 mars 2014

Un groupe de citoyens de Souama

COMMENTER

Veuillez entrer votre commentaire!
Veuillez entrez votre nom ici